L'Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP), opposée au projet d'indemnités de formation, lève la menace de grève qu'elle faisait peser sur le début du championnat.
"Les présidents de club ont fait leur mea culpa, déclarant qu'ils ne souhaitaient pas effectuer un coup de force. Dans ces conditions, on lève le mouvement de grève" a annoncé le président de l'UNFP Philippe Piat.
L'UNFP s'appuie sur la décision de février de la Cour d'appel de Lyon qui a estimé que l'obligation de signer pour un joueur dans son club formateur était une atteinte "au libre exercice d'une activité professionnelle". Or, lors de son assemblée générale à Metz, le 16 juin dernier, l'Union des clubs professionnels de football (UCPF) avait approuvé un système d'indemnisation de formation sur un barème fixe de 150.000 euros par année de formation, multiplié par un coefficient de 1 à 5 selon le niveau du joueur (international, matches en L1, matches en Coupe de la Ligue...).
Une nouvelle réunion de la commission paritaire est prévue le 6 septembre pour tenter de débloquer définitivement la situation. "Si d'ici au 15 novembre, il n'y a pas de solution, nous sommes prêts à mettre notre menace à exécution", a ajouté Philippe Piat.
La dernière grève du football français remonte à 1972. A l'époque, le Groupement, ancêtre de la Ligue, avait remis en cause le statut de joueur professionnel.





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