L'OM a coûté sa place à Courbis

Football / Ligue 1

L'OM a coûté sa place à Courbis

Mercredi 18 janvier 2006 - 10:38

Démis de ses fonctions d'entraîneur d'Ajaccio, le club corse est en position de relégable, Rolland Courbis fait reposer la charge de son licenciement sur le prochain procès des comptes de l'Olympique de Marseille, programmé en mars prochain.

Personne n'avait fait le rapprochement. Rolland Courbis s'en charge. Si sa route et celle de l'AC Ajaccio se sont séparées, ce n'est pas à cause des résultats mais bien la faute de l'Olympique de Marseille. Mis en examen dans le dossier des transferts douteux de l'OM entre 1997 et 1999 en tant qu'ancien entraîneur, Rolland Courbis explique, dans le quotidien La Provence, que son licenciement de l'ACA est lié au prochain procès du club marseillais. "Cette décision est liée au procès des comptes de l'OM" programmé du 13 au 31 mars, devant le tribunal correctionnel de Marseille, déclare Courbis. Selon l'ancien entraîneur olympien, "il ne fallait pas faire supporter au président Moretti et à Ajaccio, dernier du championnat les conséquences d'un procès hyper médiatisé occasionnant l'absence de l'entraîneur à une période capitale pour le club". Une thèse pour le moins peu convaincante, mais qui sied bien au personnage.

Habile communicant, Rolland Courbis démarre sa campagne de réhabilitation avant la tenue du procès. "J'espère pouvoir démontrer que je n'ai pas commis d'irrégularités au préjudice de l'OM (...) On nous reproche des transferts douteux qui auraient permis à l'OM de défiscaliser une partie des salaires ? J'espère bien démontrer que ce n'était pas le cas", explique Courbis. "Avec la sévérité de mon contrôle judiciaire, le juge d'instruction n'a vraiment rien fait pour me dessiner une tête d'innocent dans une période de présomption d'innocence", affirme encore le consultant radio de RMC.

Ouverte en 1999, l'instruction porte sur des "surfacturations, des fausses factures et des règlements occultes" liés à une quinzaine de transferts réalisés entre 1997 et 1999. "S'il y a eu des irrégularités dans certains transferts, on en discutera alors. Moi, ce que je sais, c'est que je n'en ai pas commises", poursuit Courbis. L'ex-entraîneur de l'OM ne veut pas endosser les habits du bouc émissaire : "S'il y a eu des astuces traditionnelles pour économiser les charges et défiscaliser les joueurs, ce n'est pas moi qui pourrait répondre. Il faudrait pouvoir poser la question à d'autres. Je ne vais pas pouvoir répondre à la place des absents."

Quatorze personnes au total comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Marseille. Quatorze personnalités dont l'actionnaire majoritaire du club, Robert Louis-Dreyfus, poursuivi pour abus de biens sociaux.

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