Des documents issus de l’enquête Football Leaks viennent mettre à mal l’image parfaite et lisse de David Beckham. Accusé d’avoir utilisé son statut d’ambassadeur de l’Unicef à son profit, l’ancien joueur se défend. La star anglaise a versé l’intégralité des salaires perçus lors de ses cinq mois au PSG, en 2013, à des organisations caritatives, fait savoir son porte-parole.

Les documents dévoilés par l’enquête Football Leaks laissent entendre que David Beckham a rechigné à engager son propre argent dans un fonds humanitaire (Fonds 7, du numéro de maillot de l’ancien footballeur) dont il était censé être le principal contributeur. Les révélations de Mediapart l’accusent aussi d’utiliser ses engagements humanitaires pour s’enrichir. L’entourage de l’icône monte au créneau pour dénoncer une histoire basée sur des informations obsolètes sorties de leur contexte, provenant d’e-mails piratés et falsifiés et donnant une image délibérément inexacte de la situation.

David a soutenu l’Unicef et plusieurs autres organisations caritatives pendant de nombreuses années, y compris en donnant l’intégralité de ses salaires lorsqu’il jouait au PSG, avance son porte-parole. L’inverse exacte des conclusions d’une enquête réalisée par un consortium de douze médias européens l’accusant de s’être servi de l’humanitaire comme d’un tremplin pour ses affaires personnelles. David Beckham se sert de l’Unicef, dont il est l’ambassadeur itinérant, pour accroître sa notoriété, façonner son image et faire fructifier ses affaires, écrit Mediapart. Je n’ai pas envie de verser mon argent personnel pour cette cause, écrit-il un jour à son ami Simon Oliveira, directeur opérationnel de l’agence Doyen Global. Ce dernier lui suggère alors de participer à un dîner de bienfaisance au Congo ou à une remise de prix à Shanghaï, rétribués un million de dollars. Puis de verser cet argent sur le fonds. Réponse de Beckham : Verser ce million sur le fonds, c’est comme mettre mon propre argent. S’il n’y avait pas ce fonds, l’argent serait pour moi. Ce putain d’argent est à moi. Lors d’une mission pour l’Unicef au Cambodge, sa société DBV envoie une facture de 8.000 euros à l’organisation internationale concernant un billet d’avion qu’il n’a pas payé. Il s’est déplacé dans un jet affrété par ses sponsors. L’Unicef refuse : Il a voyagé en jet privé et le Fonds n’a pas à payer pour un billet qu’il n’a pas pris.

Le fonds des Nations Unies pour l’enfance pourrait parfaitement établir la vérité. Mais l’Unicef refuse de de commenter les accusations développées et préfère simplement se dire extrêmement fière de son association (depuis 2005) avec David Beckham.