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Critiqué pour ses prestations moyennes pendant l'Euro, Adil Rami est de retour en équipe de France, et s'il n'a pas encore joué sous l'ère Didier Deschamps, le défenseur central de Valence compte bien être titulaire face à l'Espagne en match de qualification à la Coupe du monde 2014. Histoire de corriger le quart de finale perdu contre la Roja il y a quelques mois ...
Adil Rami est de retour. Inhabituellement silencieux auprès des médias pendant l’Euro 2012 et depuis, absent des premières listes de Didier Deschamps, le défenseur central de Valence avait quelque peu disparu ces derniers mois. Mais l’ancien Lillois a désormais repris sa place, et son plaisir retrouvé se sent dans l’interview qu’il a accordée à L’Equipe, publiée ce mardi. Avec le recul, Rami peut revenir sur le Championnat d’Europe raté des Bleus, au cours duquel il a subi de nombreuses critiques : "Ce n’est jamais très agréable, car j’ai eu l’impression que deux ou trois matchs ont détruit tout ce que j’avais accompli lors des deux dernières saisons. C’est dur, parfois injuste. Mais je n’ai pas fait une bonne compétition. C’est le très, très haut niveau. On n’a pas le droit de se rater. Je suis encore jeune. Je vais grandir, je le sais."
Pour autant, il n’en oublie pas ce qui a été dit sur lui : "J’essaie de relativiser. Je sais d’où je viens. Il y a quelques années, j’étais mécanicien, il ne faut pas l’oublier ! Aujourd’hui, j’évolue à Valence, je suis en équipe de France. J’ai surtout envie de montrer que durant l’Euro ce n’était pas moi." Clairement fatigué en Pologne et en Ukraine après avoir disputé 65 matchs durant l’exercice 2011-2012, Adil Rami refuse de se trouver des excuses : "Je ne vais certainement pas me réfugier derrière ça ! J’ai beaucoup joué, mais ce n’est pas une raison. Je n’ai pas été bon, je n’étais pas bien, surtout physiquement. Je me suis fait bouger par les attaquants." Plus que le niveau de jeu des Bleus, c’est leur attitude qui a été une nouvelle fois pointée du doigt après leur élimination face à l’Espagne. Adil Rami ne comprend pas que l’on stigmatise une soi-disant mauvaise ambiance dans le groupe : "Franchement, elle était bonne. C’est dommage ce qu’il s’est passé à la fin, cette histoire d’image de l’équipe de France. Car l’objectif fixé par Noël Le Graët, c’était de passer la phase de groupes. On l’a fait, et on a perdu en quart de finale contre la meilleure équipe d’Europe et du monde. Pendant la préparation, en France, les vingt-trois joueurs ont été exemplaires, on a communié avec le public, on a signé des autographes. On était soutenu, je l’ai ressenti. Après, un joueur a eu un problème, ça arrive... Mais je trouve que tout a été exagéré."

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