Nasri à deux doigts du mea culpa
Mercredi 5 octobre 2011 - 16:06
C'est un Samir Nasri particulièrement posé qui s'est présenté devant la presse, mercredi, en prélude à la rencontre face à l'Albanie, vendredi. Objet de nombreuses critiques pour sa piètre prestation face au même adversaire, il y a un mois, le néo-Citizen a à coeur de démontrer que ce mauvais passage n'était qu'un "accident".
"C'est vrai, je n'ai pas été bon." De la bouche d'un joueur présenté comme orgueilleux, l'aveu est de taille. Critiqué pour sa prestation en Albanie (victoire 2-1 des Bleus) le 2 septembre dernier, une prestation qui lui avait valu de sortir de l'équipe quatre jours plus tard contre la Roumanie (0-0), Samir Nasri change de stratégie de communication. Terminé, le verbe haut. Fini, les joutes avec le sélectionneur par médias interposé. Nasri a retenu la leçon. Son transfert à prix d'or d'Arsenal à Manchester City ne lui procure aucun statut particulier en équipe de France. Chez les Bleus, il est en concurrence avec Marvin Martin et dans une moindre mesure avec Yohan Cabaye (sans doute aussi Gourcuff d'ici quelques semaines). Et cette concurrence durera tant que "le petit Prince de Marseille" n'aura pas prouvé qu'il est indispensable. Sur le terrain, et nulle part ailleurs.
Très détendu en conférence de presse, Nasri voulait de toute évidence se rabibocher avec les médias. Donner de lui une image différente de celle dont il était dépeint depuis quelques mois (quelques années ?). Cette image de joueur trop sûr de lui qui lui avait valu, entre autres, de ne pas être du voyage en Afrique du Sud pour la Coupe du monde.
"Vous m'avez tué"
La petite phrase du jour lâchée par le milieu de terrain résume tout :
"Vous m'avez tué", a-t-il lancé aux journalistes, sur le ton de la plaisanterie. Plus sérieusement, il n'en veut pas à la presse, mais glisse quand même qu'elle ne lui a
"pas fait de cadeaux". Mais Nasri a décidé d'être positif. Alors le message qu'il veut que l'on retienne est le suivant : ses mauvaises performances du mois dernier n'étaient qu'un
"accident" et il compte le démontrer sur le terrain.
Un retour en forme avec les Bleus de Nasri, par ailleurs brillant en championnat d'Angleterre, ne pourrait pas mieux tomber. Rappelons que l'équipe de France est privée de Benzema, Ribéry et Gameiro pour ces deux derniers matches qualificatifs à l'Euro 2012, et donc décisifs, contre l'Albanie et la Bosnie.