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Habituellement peu bavard face aux médias, Hugo Lloris se rattrape ce jeudi pour défendre le bilan de l'équipe de France depuis deux ans, en bon capitaine des Bleus. Le portier, irréprochable pendant l'Euro, revient sur les cas Samir Nasri et Jérémy Ménez, sur la comparaison avec Knysna, et la prolongation de contrat de Laurent Blanc.
Hugo Lloris est d’ordinaire un capitaine discret. Leader technique de l’équipe de France, tant il en est l’une des pièces maîtresses, impérial dans ses buts, le portier n’est pas un "bavard". Mais suite aux critiques qui pleuvent sur les Bleus au sortir d’un Euro 2012 relativement décevant, celui que Laurent Blanc a choisi pour porter le brassard sort de son silence dans les colonnes de L’Equipe ce jeudi. "Résumer le comportement de vingt-trois joueurs à deux incidents, c'est profondément injuste", explique le gardien lyonnais, après "l’affaire Samir Nasri". "Après son but contre l'Angleterre, il a exprimé certaines choses. Cela lui appartient. Cela lui a peut-être joué des tours, d'ailleurs, parce qu'il s'est mis une pression supplémentaire, et son devoir de performance est devenu plus élevé. Le problème, c'est qu'il a été dans le viseur, et que cela a touché indirectement l'équipe. Ce n'est pas à moi de dire si c'était bien ou pas, mais il a tout pour réussir, il n'a pas besoin de ça dans sa compétition. Après l'Espagne, c'était un problème entre lui et un journaliste, qui lui a dit "casse-toi". Je ne cautionne pas les propos de Samir en réponse, il s'en est excusé depuis, d'ailleurs. Mais je trouve inadmissible qu'on résume le comportement de l'équipe de France à cet incident."
Le capitaine poursuit : "Comment peut-on effacer tout ce qu'on a fait pendant deux ans ? L'équipe de France ne mérite pas ça, et de nombreux joueurs ne méritent pas ça. Il y en a qui n'ont pas joué du tout, comme Mathieu Valbuena, et d'autres qui ont perdu leur place, comme Patrice Evra, et qui ont été exemplaires jusqu'au bout, qui ont pensé à l'équipe jusqu'au bout. (...) J'ai l'impression qu'on mélange tout. Associer deux ou trois cas individuels à l'ensemble de l'équipe de France, ça me choque, oui. Sportivement, cet Euro n'a pas été parfait, deux matchs seulement ont été positifs, et la défaite contre la Suède est vraiment dure à comprendre et à avaler, mais il faut juger l'ensemble de notre parcours depuis deux ans. On s'est redressé, on s'est qualifié, on est resté sans perdre pendant 23 matchs, et en ce moment, on est en train de tout détruire. J'ai le droit de trouver ça injuste. Toutes les sélections ont des cycles, et le cycle de deux ans dont nous sortons nous a fait passer un cap."
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« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL