Les questions qui fâchent
Mardi 31 mars 2009 - 12:33
En s'imposant à Kaunas contre la Lituanie (1-0), l'équipe de France s'est remise en selle dans les qualifications du Mondial 2010 (3e du groupe 7 avec 7 points). Mais avant de retrouver ce même adversaire mercredi au Stade de France, les Bleus n'ont toutefois pas levé les doutes qui l'entourent. Le point sur les zones d'ombre du groupe France.
A chaque annonce de sélection, Raymond Domenech réserve une surprise. Depuis sa nomination au poste de sélectionneur, nous n'avons jamais vraiment saisi s'il agissait ainsi pour élargir sa revue d'effectif ou tout simplement pour donner du grain à moudre aux journalistes et détourner l'attention. Contre la Lituanie, l'ancien sélectionneur des espoirs a fait très fort. La titularisation de Peguy Luyindula a surpris tout le monde. Son retour dans le groupe France en était déjà une, mais voir l'attaquant parisien, appelé de la dernière minute, passer devant tout le monde était encore plus surprenant. Domenech aurait voulu envoyer un message à Karim Benzema qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Reverra-t-on Luyindula mercredi ? Impossible de le savoir. Luyindula s'est montré plein de bonne volonté à Kaunas mais le Parisien n'a pas "tué" le match, en ratant notamment un duel avec le gardien lituanien.
Que faire de Benzema ?
Depuis plusieurs semaines, l'attaquant lyonnais est en nette perte de vitesse. Le public attend beaucoup de lui. Trop ? C'est le lot des stars. Kaunas était une bonne occasion pour se relancer en l'absence d'Anelka. Seulement le joueur de l'OL de 21 ans (21 sélections, 5 buts) a été relégué sur le banc à la surprise générale. Comment a-t-il pris la chose ?
Squillaci nouveau titulaire du poste ?
La première surprise dans la composition de l'équipe de France de samedi était l'absence de Philippe Mexès aux côtés de William Gallas. Préféré au Romain, Sébastien Squillaci a marqué des points. Mais c'était la Lituanie. Difficile donc de juger de la réelle valeur de sa prestation. Et puis que se passera-t-il quand Eric Abidal et Julien Escudé, actuellement blessé, reviendront ? Et quid de Jean-Alain Boumsong, très apprécié par Domenech, lui aussi indisponible ?
Comme en attaque, le chantier de la défense reste ouvert. A bientôt un an de la Coupe de la monde, c'est inquiétant.
Au milieu de terrain, c'est le flou aussi. On ne peut rien reprocher à Jérémy Toulalan, suspendu mercredi, ni à Lassana Diarra. Ils courent, ils courent encore et encore mais ils leur manquent quelque chose. Aucun des deux n'a la capacité de pénétration de Patrick Vieira, trop souvent blessé désormais. En somme, l'équipe de France dispose des remplaçants à Claude Makelele, mais n'a pas trouvé celui qui fera oublier Vieira et ses longs compas.
Le match contre la Lituanie n'apportera pas plus de réponses. La seule certitude concerne l'identité de l'adversaire principal des Bleus. Non, ce n'est pas Raymond Domenech, encore que, mais bien la Serbie. Après la soirée de samedi, on y voit plus clair dans le groupe 7. La Roumanie a sans doute lâché prise (5e avec 4 points) en perdant à domicile contre la Serbie (3-2), leader inattendu avec 12 points. La France (3e avec 7 points) peut passer devant la Lituanie (2e avec 9 points) en cas de victoire mercredi au Stade de France. Le Serbie-France du 9 septembre pourrait donc tout décider dans ce groupe 7, entre qualification directe ou possibilité de barrages pour les Bleus, qui comptent un match en retard par rapport aux Lituaniens et aux Serbes. A l'aller, la France s'était imposée 2 à 1 au Stade de France.