Les choix gagnants de Deschamps

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Les choix gagnants de Deschamps
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Les choix gagnants de Deschamps

Jeudi 15 novembre 2012 - 11:10

Et si l'équipe de France était lancée ? Un mois après leur match nul obtenu au courage en Espagne (1-1), les Bleus ont confirmé en ramenant une belle victoire d'Italie (1-2), contre l'autre finaliste de l'Euro. Des résultats qui viennent conforter les choix de Didier Deschamps. Le successeur de Laurent Blanc, en plus d'insuffler un nouvel état d'esprit, a fait basculer le sort de ces rencontres par son coaching et avec les changements qu'il a apportés à son équipe.

La gagne, tous ensemble
Dès sa nomination, Didier Deschamps avait prévenu : il s'intéresserait beaucoup aux résultats, un peu moins à la manière, mais demanderait à tous ses joueurs d'être irréprochables au niveau du comportement et de l'état d'esprit. Et tant pis pour ceux qui se mettent en marge du système, comme Yann M'Vila ou même Samir Nasri, toujours pas rappelé depuis l'Euro. En Italie comme en Espagne, les Bleus ont été menés avant de recoller au score. Une force de réaction qui symbolise parfaitement cette volonté de gagneur que semble avoir insufflé l'ancien capitaine tricolore. "On n'est pas les plus forts, mais on a de la qualité, du talent et on essaie de travailler de façon organisée, de trouver un équilibre", a commenté Deschamps après la victoire en Italie de mercredi (1-2), sans s'enflammer, mais en relevant les points positifs. "Le chemin est encore long. Il reste beaucoup de choses à améliorer. Les joueurs ont vraiment envie de bien faire. Cette victoire va certainement amener beaucoup de confiance pour la suite. Les joueurs ont vraiment envie d'aller jusqu'au bout." "On peut voir sur le terrain qu'on est tous solidaires même dans la difficulté. On ne lâche rien. On fait les sacrifices les uns pour les autres", a résumé Patrice Evra. De quoi regagner le cœur des supporters français, déçus par ces dernières années.

Un coaching victorieux
En Espagne (1-1), Olivier Giroud, entré en jeu quelques minutes plus tôt, était parvenu à égaliser, sur une action emmenée par Mathieu Valbuena, également remplaçant au coup d'envoi. L'entrée de Moussa Sissoko avait aussi été déterminante lors de cette rencontre. Pour défier l'Italie, Deschamps a ainsi décidé d'aligner d'entrée le onze qui avait perturbé les doubles champions d'Europe, avec notamment Giroud, Sissoko et Valbuena titulaires. "C'était le choix du départ. Valbuena a fait de bonnes choses, je voulais le voir depuis le départ aussi. Après, j'ai aussi remis Sissoko à droite pour une question d'équilibre même si ce n'est pas son meilleur poste. Il a une faculté à se projeter de derrière", a commenté le sélectionneur. Si les deux premiers n'ont pas brillé, le Marseillais a égalisé d'un superbe but. Puis c'est Bafétimbi Gomis qui a signé le but de la victoire, sur un superbe travail de Jérémy Ménez à gauche. Gomis et Ménez : deux joueurs entrés en jeu quelques minutes avant. Des choix qui tranchent quelque peu avec ceux de Laurent Blanc, parfois réticent à utiliser ses trois changements en matchs officiels.

Des changements décisifs
Oubliée la charnière centrale composée de Philippe Mexès et Adil Rami, maintenue contre vents et marées par son prédécesseur. Place désormais à Laurent Koscielny et Mamadou Sakho. Une paire plutôt rassurante à Parme, malgré quelques difficultés en première mi-temps, sanctionnées par un but. "Ce n'était que leur troisième match ensemble, les a défendus Deschamps. Ils sont très solides, ils communiquent. Après il leur faudra du temps. Plus ils enchaîneront les matches, plus ils s'amélioreront. A la fin, il y a eu beaucoup de duels au sols et ils aiment bien ça." S'il a bien tenté d'associer Karim Benzema et Olivier Giroud dans un 4-4-2 à trois reprises déjà, le sélectionneur a toutefois dû se rendre compte que son équipe était plus convaincante en 4-2-3-1, avec notamment Mathieu Valbuena en meneur de jeu. "Ça change, mais je ne vais pas rester que sur ce schéma, selon les types de matches qu'on va faire. Vu la configuration de l'équipe italienne, c'est celui-ci qui me semblait le plus logique", a toutefois prévenu DD, dont le choix des hommes n'est pas non plus arrêté. Les blessés que sont Abou Diaby et Rio Mavuba ou les bannis Hatem Ben Arfa et Samir Nasri ont encore leur mot à dire pour l'avenir. "Ceux qui sont là depuis août ont fait des choses. A partir du moment où ils me donnent satisfaction... Au-delà de la notion de groupe, il y a une notion de performance. C'est bien pour ceux qui ont joué ici et en Espagne. Après, la porte n'est pas fermée. Il peut y avoir des blessures, des joueurs absents. Il y a un noyau dur qui se dégage. Dans trois mois, je ne sais pas où tous en seront", a expliqué Deschamps, qui ne devrait toutefois pas chambouler toute son équipe en vue du prochain match amical des Bleus, le 6 février prochain devant l'Allemagne.

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