Le Nasri nouveau est arrivé !
Samedi 8 octobre 2011 - 20:42
Il était arrogant, vindicatif et peu performant avec les Bleus. Il est devenu humble, appliqué est décisif. Samir Nasri est redevenu indispensable en équipe de France et a fait taire ses détracteurs. Le milieu de terrain de Manchester City, tancé par Laurent Blanc le mois dernier, a livré vendredi une belle prestation face à l'Albanie (3-0). Auteur d'une passe décisive pour Loïc Rémy, Nasri, ailier droit avant de repasser à une position plus axiale en fin de match, sait désormais qu'il doit poursuivre dans cette voie.
"Il a été bon." Le constat concernant Samir Nasri est signé Laurent Blanc. Déçu par les performances de son milieu de terrain face au Chili, l'Albanie ou la Roumanie, le sélectionneur n'avait pas hésité à monter au créneau pour piquer au vif le joueur, de qui il "attendait plus". Nasri se savait ainsi attendu pour la réception de l'Albanie au Stade de France. Force est de constater qu'il a répondu présent. Titulaire en tant qu'ailier droit dans le 4-4-2 de départ, l'ancien joueur d'Arsenal a beaucoup provoqué, joué juste, s'est recentré (avec succès)pour laissé le couloir droit à Mathieu Debuchy et Loïc Rémy. Sa prestation a été récompensée par une passe décisive pour l'attaquant marseillais pour le 2 à 0, après un superbe travail dans la défense albanaise (38e).
Pas question pour autant de parler de revanche pour Nasri. Le milieu de terrain affirme qu'il n'a "pas cherché à répondre" à ses détracteurs. Il va même jusqu'à faire un nouveau mea culpa affirmant qu'il avait chercher à "faire la guerre" au cours des derniers mois "n'importe comment". Placé dans une position plus axiale après le passage au 4-3-3, le Citizen a également donné satisfaction à ce poste. Mais il a avoué que le schéma en 4-4-2, peu souvent utilisé par les Bleus de Blanc, lui avait permis de mieux s'exprimer. "J'ai mes repères (car) je joue comme ça chaque week-end,, a expliqué Nasri, qui s'exile de plus en plus souvent sur l'aile en club. Le 4-4-2 est un système intéressant (qui) permet d'avoir davantage de solutions, plus de profondeur".
A voir comment Laurent Blanc décidera de disposer son équipe pour la « finale » du groupe face à la Bosnie, mardi. Une rencontre que Nasri devrait débuter et qu'il compte bien gagner, sans calculer, alors qu'un nul suffit aux Bleus pour se qualifier. "Ce serait un piège de jouer le nul", selon Nasri.
F.S