Les champions du monde ne sont plus sur le terrain pour l'équipe de France, mais sur le banc de touche. Contre la Biélorussie, la France version Laurent Blanc se confronte à la réalité. Spectateurs et téléspectateurs sont impatients de voir le changement.
Auréolé de son statut de champion du monde et d'entraîneur adepte d'un jeu offensif,
Laurent Blanc bénéficie d'un état de grâce comme tout nouveau sélectionneur. Mais en venant après
Raymond Domenech, Blanc porte un poids supplémentaire sur les épaules. L'équipe de France est non seulement rentrée dans le rang, mais elle doit en plus reconquérir le public par son jeu et son état d'esprit.
Les Bleus de Laurent Blanc vont se confronter vendredi à la réalité d'un premier match de compétition face à la Biélorussie pour leur entrée en lice dans les qualifications à l'Euro 2012. La mission du sélectionneur est compliquée
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par de nombreuses absences. Celle de
Franck Ribéry par exemple, suspendu pour trois matches en Bleus après la grève de Knysna. Son absence s'ajoute à celles de
Yoann Gourcuff, suspendu, et de
Samir Nasri, blessé.
"Avoir une équipe de jeunes joueurs, c'est bien mais pour être compétitif au plus haut niveau, ça ne suffit pas", a rappelé Laurent Blanc cette semaine. Après son opération communication contre la Norvège où il avait laissé les mondialistes au bercail, Blanc a récupéré neuf des mutins de la Coupe du monde, au premier rang desquels
Florent Malouda, le joueur le plus en forme de ce début de saison. Titulaire indiscutable sur le flanc gauche, sa présence contrebalance avec l'interrogation du titulaire du poste côté droit. En attaque, la paire
Guillaume Hoarau et
Loïc Rémy devrait être associée dans un système à deux attaquants. La défense ne devrait connaître aucune surprise avec la reconduction de la charnière centrale
Philippe Mexès et
Adil Rami. Le défenseur romain se voit accorder une nouvelle chance de s'imposer sous le maillot bleu. La dernière ? Laurent Blanc a prévenu qu'il accorderait à lui et à Rami du temps pour parfaire leur entente. Mais du temps, la France en a perdu énormément depuis quatre ans.