La France au bout du bout !
Mardi 16 octobre 2012 - 23:31
Les Bleus ont décroché un match nul en Espagne (1-1), dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Olivier Giroud, dans le temps additionnel (90+3), a répondu à l'ouverture du score de Sergio Ramos (25e). Une rencontre qui pourrait poser les bases d'une nouvelle équipe de France, tant les hommes de Didier Deschamps ont su allier le résultat à la manière.
Ce que l’équipe de France a réalisé ce mardi contre l’Espagne au Stade Vicente Calderon est peut-être annonciateur d’un renouveau tant attendu par les supporters des Bleus. Baladés en première période par des Espagnols sûrs de leur jeu, les joueurs de Didier Deschamps ont su réagir lors du deuxième acte, et prouver que cette équipe pouvait aussi miser sur sa qualité technique pour faire faire mal au champion d’Europe en titre. Et si on peut regretter le manque de réussite des attaquants français, et notamment de Karim Benzema, l’essentiel est ailleurs. Car repartir avec un point de Madrid permet à la France d’encore espérer obtenir la première place du Groupe I.
Les Bleus pourront aussi longtemps regretter le but refusé à Jérémy Ménez pour un hors-jeu imaginaire (42e). A ce moment du match, les joueurs de Didier Deschamps n’étaient menés que d’un but, et malgré la domination espagnole, n’avaient concédé que très peu d’occasions. Mais face à la Furia Roja, il faut toujours en faire un peu plus pour obtenir un résultat. Comme arrêter un pénalty par exemple. Suite, a une faute commise par Laurent Koscielny sur Pedro dans la surface, Hugo Lloris a une fois de plus prouvé tout son talent en mettant en échec Fabregas (42e).
Giroud envoie le banc français au septième ciel
Mais le mal avait déjà été fait. Privée de ballon pendant les 25 premières minutes, l’équipe de France avait concédé un but suite à un corner, l’un des points faibles pourtant des Espagnols. C’est Ramos, en deux temps, qui a propulsé le ballon dans les filets français (0-1, 25e).
Mamadou Sakho, au marquage du joueur du
Real Madrid, pourra s’en vouloir de cet oubli lourd de conséquences. Mais l’ouverture du score a eu pour mérite de réveiller les velléités françaises. Et avant de se voir refuser l’égalisation, les Bleus s’étaient créés une bonne occasion par l’intermédiaire de
Karim Benzema (32e). A la mi-temps, on voyait cependant mal comment la France pouvait revenir au score.
Qu’a pu bien dire à la mi-temps Didier Deschamps à ses joueurs, pour que ces derniers reviennent sur la pelouse avec un tout autre état d’esprit ? Ne lâchant rien défensivement, les coéquipiers de
Franck Ribéry commençaient à récupérer les ballons de plus en plus haut, notamment grâce à un
Blaise Matuidi tout simplement excellent. Mais les attaques françaises ne trouvaient jamais les cages d’Iker Casillas. Ribéry (59e), Benzema (61e , 64e), et Sissoko (74e) étaient tout proche de faire lever le banc français, mais subissaient des échecs par maladresse la plupart du temps. De leur côté, les Espagnols devenaient de plus en plus fébriles et n’arrivaient plus à aussi bien assurer leur passes qu’à l’accoutumée. Et alors que le match semblait terminé, sur la dernière contre-attaque française, Ribéry déposait le ballon sur la tête d’Olivier Giroud, qui envoyait le ballon dans le petit filet d’Iker Casillas (1-1, 90+3). Le Gunner avait remplacé cinq minutes plus tôt un Karim Benzema sorti sur blessure, suite à une mauvaise réception. L’arbitre sifflait la fin de la rencontre sur ce score de parité et envoyait Didier Deschamps et tout le staff français au septième ciel. Depuis combien de temps n’avait-on pas autant crié de joie devant un match de l’équipe de France ?