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Si le très bon match nul ramené d’Espagne par les Bleus (1-1) fait évidemment la fierté des joueurs de l’équipe de France, le son de cloche est évidemment différent de l’autre côté des Pyrénées, où la déception est de mise pour une équipe qui n’avait plus perdu de points à domicile en qualification depuis plus de sept ans.
"Douche froide pour la sélection". En Une de La Razon, le sentiment espagnol après le match nul arraché par l’équipe de France à Madrid ce mardi soir après plus de trois minutes d’arrêts de jeu est on ne peut mieux exprimé. Si l’ensemble de la presse locale s’accorde à dire, comme As, que les Bleus ont "mérité l’égalisation", au vu de leur énorme deuxième période, elle est évidemment déçue qu’Olivier Giroud ait "gâché la fête espagnole". Mais "les hommes de Deschamps ont été supérieurs et ambitieux, ont mis les lacunes espagnoles à profit et ont fini par prendre l’avantage dans la lutte pour le classement des qualifications du Mondial 2014", est forcé de concéder Marca, qui titre sur "Un grand gâchis".
Logiquement, la presse espagnole pointe avant tout les errements de sa propre équipe. On y retrouve le manque d’un deuxième milieu de terrain défensif aux côtés de Xabi Alonso avec le replacement de Busquets dans l’axe de la défense, le très mauvais match de Juanfran, entré en jeu pour pallier la blessure d’Arbeloa, ou encore le faible rendement de Cesc Fabregas en attaque, le joueur du Barça ayant notamment manqué le penalty qui aurait probablement tué la rencontre. Dans la course à la qualification pour la Coupe du monde 2014, tous s’accordent sur un point : "Il faudra gagner à Paris", Marca y donnant "rendez-vous le 26 mars (2013) pour le match décisif". Sur son site internet, le quotidien sportif numéro 1 chez les Ibères a même l’honnêteté de reconnaître que le but marqué de la tête par Jérémy Ménez était tout à fait valable.
Du côté de l’équipe d’Espagne, on balance entre hommage aux Bleus et énorme déception. Juanfran, très critiqué pour s’être fait piétiner par Franck Ribéry et pour avoir offert la balle de la contre-attaque décisive aux Tricolores, reconnaît que "les changements de Didier Deschamps ont fait beaucoup de mal". Sergio Ramos, longtemps héros du match après avoir ouvert le score pour la Roja, considère que lui et les siens "passent vraiment pour des idiots en encaissant le but au dernier moment", alors qu'ils se "voyaient déjà avec les trois points en poche". Son sélectionneur, Vicente Del Bosque, félicite les Bleus tout en regrettant les contraintes et blessures qui ont bousculé son schéma tactique : "La France a fait une bonne deuxième période. Elle a eu beaucoup d'occasions, a lutté pour obtenir un nul et y est parvenu. En première période, on a contrôlé le jeu, mais il nous manquait un peu de profondeur. Après, le match a été plus ouvert et tous ces allers-retours étaient dangereux pour nous. On n'a pas eu l'équilibre que l'on a normalement au milieu." Le technicien, comme ses joueurs et la presse espagnole, pense déjà au mois de mars.
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« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL