Diego, fais-nous mal !
Mercredi 11 février 2009 - 17:15
Le problème de l'équipe de France, c'est sa défense. Alors au delà du plaisir de disputer un match amical face à l'Argentine de Diego Maradona, cette confrontation est une excellente occasion de tester l'organisation des Bleus, en particulier dans la zone de vérité. Face à Messi, Aguero et Tevez, le bloc tricolore saura-t-il résister ?
Tout a été dit, répété, amplifié sur la venue de Diego Maradona à Marseille pour ce France-Argentine de gala - qui d'ailleurs, pour la petite histoire, est en réalité un Argentine-France dont la recette sera reversée à la fédération auriverde. Alors au delà des symboles, revenons au terrain. Il s'agirait de ne pas oublier que face à la défense des Bleus se présenteront ce soir des superstars à commencer par le meilleur joueur du monde du moment, Lionel Messi.
Depuis l'Euro 2008 de triste mémoire dont elle a fini au rang de pire défense, l'équipe de France n'a guère progressé dans ce secteur du jeu. Rappelons rapidement les trois buts encaissés à Vienne face à l'Autriche, le but encaissé à domicile face à la Serbie, les deux buts pris en Roumanie avant l'exploit de Gourcuff ou encore le but encaissé en amical, à domicile toujours, face à la Tunisie. La défense, c'est le grand chantier de Raymond Domenech. Un chantier à faire avancer au plus vite avant le déplacement en Lituanie, le 28 mars prochain.
Face à l'Argentine, les possibilités offertes au sélectionneur français sont restreintes. La blessure de Julien Escudé limite son choix de charnière centrale à trois options, toutes imparfaites : Abidal-Gallas, Gallas-Boumsong ou Gallas-Mexès. Eric Abidal connaît bien Messi, mais n'évolue pas dans l'axe à Barcelone. Boumsong a été rappelé en renfort après la blessure d'Escudé, mais n'entrait pas dans les plans de Domenech pour ce match. Quant à Philippe Mexès, son match catastrophique face à l'Autriche n'a pas été effacé par sa modeste prestation contre l'Uruguay.
Sur le papier, une charnière Gallas-Mexès serait la plus logique. Mais reste le problème des postes, inversés face à l'Autriche pour le résultat que l'on sait. William Gallas acceptera-t-il de se "sacrifier" et de laisser son côté de prédilection au Romain ?
Sur les flancs de la défense, le forfait de Gaël Clichy n'arrange rien. Rod Fanni pourrait être préféré à droite, Abidal occupant sont poste en club sur le flanc gauche. A moins que Domenech ne tente un coup de poker dont il a le secret en titularisant le jeune stéphanois Mouhamadou Dabo, invité de dernière minute dans la liste.
Au milieu et en attaque, les incertitudes sont moindres. Domenech entend faire travailler les automatisme à une organisation désormais figée. Jérémy Toulalan sera assurément titulaire, peut-être associé à la récupération au néo-madrilène Lassana Diarra. L'animation offensive sera bien évidemment confiée à Yoann Gourcuff et Franck Ribéry derrière un duo Thierry Henry - Karim Benzema, avec probablement un temps de jeu significatif pour Nicolas Anelka.