Football - Equipe de France

Deschamps sous le feu des projecteurs

Deschamps sous le feu des projecteurs

"Ah d'accord. Je n'ai pas encore l'habitude. Ça va venir." On espère pour lui que Didier Deschamps ne débutera pas toutes ses conférences de presse en tant que sélectionneur de l'équipe de France en cherchant comment allumer son micro. Il y avait foule au siège de la Fédération française de football (FFF) pour la présentation officielle du nouvel homme fort des Bleus. Habitué à ce genre d'exercice à Monaco, avec la Juventus Turin ou Marseille, "DéDé" n'avait sûrement jamais eu affaire à autant de flashes d'appareils photos au moment de rentrer dans la salle. La séance dura pratiquement une minute avant le début de la conférence de presse. Souriant, le teint hâlé dans son costume sombre sur une chemise blanche (pas question de changer de style malgré ses nouvelles fonctions), l'ancien milieu de terrain s'est prêté au jeu des questions-réponses. Sauf quand Noël Le Graët était directement concerné par les questions.

Assis à la gauche de Deschamps, le président de la FFF a pris en premier la parole, se félicitant d'avoir réussi à trouver rapidement le successeur de Laurent Blanc. Il l'a reprise régulièrement, dont deux fois pour sèchement rappeler à l'ordre certains journalistes. Qu'est-ce qui a changé depuis 2008 et le "tout sauf Deschamps" soit-disant décrété pour la succession attendue de Domenech en 2008 ? "On a changé de président. Et il n'y a jamais eu de ligne tout sauf Deschamps". Comment le Basque a-t-il pris le fait de ne pas être le choix numéro 1 de Le Graët ? "C'est totalement faux de dire ça. Il n'y avait pas de plan B. Il a toujours été mon premier choix". Deux sorties qui ont quelque peu détoné dans un échange calme, assorti régulièrement de sourires du côté de Deschamps, comme au moment où une journaliste écorcha son nom. Une attitude qui tranchait avec celle de Le Graët, impassible à ses côtés.

Détendu, l'ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille s'est bien gardé de s'aventurer dans des sujets pièges, tout en répétant à plusieurs reprises sa "fierté" d'être nommé sélectionneur. Le niveau de jeu des Bleus sous les ordres de Laurent Blanc, "son ami", ou les possibles sanctions pour Ménez, Ben Arfa, Nasri et M'Vila on été vite expédiées avec une jolie maîtrise de la langue de bois et sur ton généralement monocorde. Comme un symbole, la première question sur le visage qu'il souhaite donner à son équipe en terme de jeu n'interviendra qu'après 30 minutes, et sera posée par un journaliste... italien, de la Gazzetta dello Sport. "Je vais dire que sur un plan tactique... mais je n'ajouterai pas 'technique' pour ne pas vous faire rigoler", lâchera notamment dans sa réponse Deschamps, en faisant référence à sa marionnette dans les Guignols. Dans un sourire qui l'aura rarement quitté, il avouera que de toute façon "il n'a pas de révélations à faire", que ce soit au niveau du staff ou des joueurs qui pourraient composer l'équipe. Ça on l'aura compris. C'est encore sous les flashes des photographes qu'il quittera la salle après une poignée de main avec Noël Le Graët. Dans un peu plus d'un mois, il devra plus se mouiller pour son premier match officiel avec les Bleus.

Frédéric Sergeur, au siège de la FFF


Achetez ce produit Didier Deschamps sur sport-kiff.com








Sport.fr Mobile
Sport Kiff
Le sport en direct sur votre mobile Sport-kiff.com, la boutique du sport / Partenaire officiel Sport.fr

Sport.fr TV


RÉAGISSEZ À CET ARTICLE

à lire aussi

Buzz sport