C’est un Didier Deschamps évidemment satisfait de la prestation de ses joueurs qui s’est présenté devant les médias, à l’issue de la large victoire de l’équipe de France contre la Norvège (4-0).

Didier, vous vouliez entretenir la flamme, c’est réussi…
Oui, oui, c’est très bien, d’autant que le stade était bien rempli. On sortait d’une bonne semaine de travail. Après, il fallait matérialiser ça en match, retrouver la compétition, l’intensité et la détermination. On a marqué quatre buts et on a mis tous les ingrédients. On a fait un très bon début de match avec deux occasions en moins de deux minutes et, ensuite, la Norvège a mis beaucoup d’intensité de volume en fin de première période ; ils ont dû y laisser de la gomme car, en deuxième mi-temps, j’ai pu faire tourner et donner du temps de jeu à tout le monde.

Vous attendiez-vous à un tel match pour votre première rencontre de préparation ?
On n’est pas prêt mais il y a eu une envie collective. Ils ont vécu des choses importantes ensemble et c’est très bien de ne pas perdre de vue l’objectif. Mais, par rapport à la charge de travail, on a bien répété ça sur le terrain.

Un petit mot sur Olivier Giroud qui a inscrit un doublé. L’avez-vous senti libéré et peut-être soulagé dans la concurrence qu’ils se livrent avec Benzema ?
Ce n’est pas nouveau (cette concurrence, ndlr). Ça fait deux ans qu’ils sont avec nous, avec des qualités différentes. Karim (Benzema, ndlr) a commencé plus de matches mais Olivier en a débuté aussi. Ils apportent quelque chose à l’équipe. Je suis content pour lui. Karim va nous rejoindre demain avec Raphaël (Varane, ndlr) et c’est tant mieux.

Valbuena a le sourire


La Norvège se rapproche-t-elle d’un futur adversaire comme la Suisse ?
La Suisse, ça sera le 2e match mais oui, elle a un style de jeu qui se rapproche même si la Suisse a plus de qualités dans l’impact et au niveau individuel. Mais, comme je vous l’avais dit, la Norvège, ce n’est pas le football britannique, à l’ancienne. Ça joue au sol avec des joueurs vifs. Ils nous ont fait souffrir et c’est bien de souffrir également. Ça nous a permis de se mettre en place défensivement.

Valbuena, comment expliquez-vous ce décalage entre ses performances avec l’OM ou en équipe de France ?
Je suis mal placé pour parler de ça sinon, on va dire que… (Deschamps a entraîné l’OM avant de devenir sélectionneur, ndlr). Avec son club, il peut être plus en difficulté comme l’équipe peut l’être aussi. En équipe de France, il a le sourire, beaucoup d’envie. Il est au niveau depuis 2 ans avec les Bleus.

Vous disiez que vous n’étiez pas prêts. Quelles sont donc vos attentes pour les prochains matches de préparation ?
On ne peut pas être à 100%, certains joueurs sont déjà mieux physiquement que d’autres. Mais il fallait donner 100% aujourd’hui. Ce qui est intéressant, c’est ce que les joueurs ont dans la tête et c’est bien clair dans la qualité, le sérieux de ce qu’ils peuvent faire. On a encore 15 bons jours. Ça peut bouger, on verra. J’ai fait un choix de départ par rapport à l’avant dernier match. On avait une ligne directrice à tenir sur le système, sur certains joueurs qui jouent à d’autres postes en club comme Pogba, qui joue à gauche avec la Juve, ou Yohan (Cabaye, ndlr), aussi, qui n’a pas toujours ce rôle devant la défense avec le PSG.

Qu’avez-vous pensé de la première de Mamadou Sakho en tant que capitaine des Bleus ?
Une victoire, 4-0, c’est bien ! Il y en a beaucoup qui ont commencé par pire…

François Hollande devrait venir demain à Clairefontaine, vient-il pour que vous lui donniez des conseils ?
Pas demain, vous vous êtes trompés dans la date. Ça reste à confirmer mais c’est prévu comme ça l’est avant chaque Coupe du monde. Ça nous fait plaisir.

Frédéric Sergeur, au Stade de France