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En titularisant Blaise Matuidi, et en faisant entrer Moussa Sissoko, Mathieu Valbuena et Olivier Giroud, Didier Deschamps a fait les choix qui ont permis à l'équipe de France de livrer une excellente seconde période en Espagne ce mardi soir, et d'aller arracher le match nul (1-1) sur la pelouse des champions du monde et d'Europe.
Evidemment, Didier Deschamps n’a pas fait que des bons choix. Maxime Gonalons n’a pas forcément convaincu en seule sentinelle devant la défense, Jérémy Ménez a été loin de marquer des points sur son côté, l’association Mamadou Sakho - Laurent Koscielny en défense centrale a coûté un but sur une erreur de marquage du premier et un penalty sur une faute du second qui auraient pu coûter très cher à l’équipe de France ... mais que ce soit dans son onze de départ ou avec ses trois remplacements, le sélectionneur tricolore a fait des choix qui ont clairement permis aux Bleus d’arracher un point en Espagne ce mardi soir. D’abord, parmi les titulaires, il y a eu celui d’aligner Blaise Matuidi. Inexpérimenté au niveau international, titularisé aux côtés d’un autre novice, Gonalons, ce qui pouvait laisser présager un milieu de terrain français en souffrance face aux cadors espagnols (Xabi Alonso, Xavi, Iniesta), le joueur du Paris Saint-Germain a été le symbole de la révolte tricolore en seconde période. Gros travailleur, Matuidi a été capital au pressing, à la récupération et à la première relance, dévorant les Ibères de minute en minute après la pause. En vue des prochains matchs de l’équipe de France, l’ancien Stéphanois a clairement marqué des points.
C’est également le cas des trois remplaçants entrés en jeu. Que ce soit par choix de Didier Deschamps en ce qui concerne Moussa Sissoko et Mathieu Valbuena, venus prendre la place de Gonalons et Ménez, ou par "contrainte" pour Olivier Giroud, lancé en urgence à la place de Karim Benzema blessé dans les dernières minutes de la partie, les changements de joueurs ont été à la base de la révolte. Pour sa 5e sélection seulement, le Toulousain Sissoko a été impressionnant, faisant rapidement parler sa puissance au milieu du terrain pour se muer en l’un des joueurs les plus en vue en fin de match, et celui qui a lancé l’ultime contre-attaque qui a offert l’égalisation. Comme lui, Valbuena a fait une entrée tonitruante. Pas du tout utilisé par Laurent Blanc à l’Euro, le Marseillais a montré qu’il avait bien un rôle à jouer en équipe de France, courant sur tous les ballons, se montrant hyper-disponible et sur-motivé. Enfin, Giroud n’a touché que trois ballons dans le match, mais cela lui a suffi pour tromper Iker Casillas d’une superbe tête croisée, faisant parler son sens du placement et ses qualités aériennes pour marquer un but que Karim Benzema n’aurait probablement pas marqué sur la même action. N’est-ce pas à ce type de changements que l’on reconnaît un bon sélectionneur ?
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