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"Le bilan après deux matches (victoire contre l'Ecosse en novembre 1-0, ndlr) est très positif. Je pense que ce groupe a un très bon niveau. Il y aura sûrement une concurrence très forte, mais ce sera au service du potentiel de cette équipe. Après 20 minutes, l'équipe a trouvé ses marques, avec la possession du ballon, ce qui nous a permis de développer notre jeu. C'est une très bonne équipe, qui a appliqué les consignes décidées à l'entraînement. Cette 2e victoire en deux matches me donne confiance, mais je le dois surtout à ce groupe de grande valeur. Et je ne prête pas trop attention à ceux qui disaient que je n'étais pas capable d'assurer les responsabilités de sélectionneur. Personnellement, je remercie encore le public qui m'a accueilli remarquablement. Quant aux sifflets pour Raymond Domenech, il faut dire que la France a joué contre une très bonne équipe d'Argentine".
Le duel attendu entre Lionel Messi et Franck Ribéry n'a pas eu lieu. L'Argentin a surclassé le Français et l'équipe de Diego Maradona battu celle de Raymond Domenech, 2-0 (buts de Gutierrez et Messi), mercredi soir à Marseille, en match amical. Dommage, car la première période avait été très prometteuse pour les Bleus...
La France ne s'était pas inclinée au Stade Vélodrome de Marseille depuis 1960. Mais face à l'Argentine de Diego Maradona, la défaite était difficile à éviter. Pourtant, les Bleus n'ont pas démérité... en première période.
GALLAS-MEXES, CA MARCHE
Limité dans ses choix défensifs après les forfait d'Escudé et Clichy, le sélectionneur français avait fait le pari de relancer Philippe Mexès en charnière centrale, associé à l'indéboulonnable William Gallas. Pari gagnant : les deux hommes ont parfaitement muselé Messi et Aguero pendant plus de 80 minutes.
SAGNA, LE MAILLON FAIBLE
A droite, Domenech aurait pu choisir Fanni, il a préféré Bakary Sagna. Une erreur sans doute. Dépassé par la vitesse des Argentins, le Gunner s'est montré peu utile sur le plan offensif et fautif sur l'ouverture du score de Gutierrez (41e). En laissant ce dernier se remettre sur son pied droit pour armer sa frappe, Sagna a piégé Steve Mandanda, qui a vu le ballon rebondir devant ses bras. En proie aux doutes avant cette rencontre, le portier marseillais a désormais toutes les raisons... de sombrer dans la dépression !
ANELKA, DROLE DE CHOIX
En attaque, Domenech avait choisi de titulariser Nicolas Anelka, pourtant en perte de vitesse depuis quelques semaines avec Chelsea. Le "Blue" n'a pas brillé, manquant la seule occasion franche qu'il s'est créé en première période : un face à face avec le gardien argentin. L'entrée en jeu de Karim Benzema à la 65e minute de jeu, à un moment où l'ensemble du bloc défensif des Bleus montrait des premiers signes de faiblesse, n'a rien changé.
MESSI SUPERSTAR
Au jeu des comparaison, Lionel Messi a écrasé la concurrence. Ni Franck Ribéry, ni Yoann Gourcuff n'ont existé dans ce match, tant le Barcelonais rayonnait par ses conduites de balles exceptionnelles. Gallas et Abidal, notamment, ont repoussé l'échance, mais n'ont rien pu faire sur l'accélération foudroyante du "meilleur joueur du monde", à la 83e minute. Messi a logiquement inscrit un but dans ce match.
Les enseignements de cette rencontre ? L'Argentine est peut-être aujourd'hui la meilleure équipe de la planète. La France est... en dessous. Mais pas de pessismisme excessif : les Bleus ont montré bien plus de choses dans ce match très engagé que lors de leurs précédentes sorties. La route est longue, mais la pente s'adoucit.


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