Blanc "pas en opposition" avec Le Graët
Jeudi 15 décembre 2011 - 20:09
Une nouvelle fois interrogé sur la prolongation de contrat que lui refuse toujours Noël Le Graët, Laurent Blanc a botté en touche en affirmant qu’il n’était "pas en opposition" avec le président de la Fédération française de football. Pourtant, les points de désaccord semblent nombreux entre les deux hommes.
Peut-on réellement nier qu’un grand désaccord existe entre Laurent Blanc et Noël Le Graët ? Alors qu’il était présent à la 10e édition des Etoiles du sport, ce mercredi à La Plagne, le sélectionneur des Bleus a répondu en conférence de presse à des journalistes qui le questionnaient à nouveau sur son bail à la tête de l’équipe de France. Si le Cévenol s’est dit satisfait des résultats sportifs depuis sa prise de fonction, il a botté en touche au moment d’évoquer la prolongation de contrat qu’il réclame à la Fédération française de football, tout en démentant être en désaccord avec Noël Le Graët : "Mon contrat, ça nous concerne, moi et le Président, ça ne vous concerne pas. (...) Quand il y aura des polémiques entre Noël Le Graët et moi, vous le saurez. Le problème est que, quand il n'y en a pas, vous (les journalistes) les inventez. Vous avez décidé dès le départ qu'avec monsieur Le Graët on allait être en opposition. On le sera peut-être, je n'en sais rien, mais pour l'instant, on ne l'est pas."
Pourtant, les points de vue divergents semblent nombreux entre les deux hommes. Le principal concerne évidemment cette fameuse prolongation de contrat tant souhaitée par Blanc, qui veut poursuivre sa mission au moins jusqu’à la Coupe du monde 2014, alors que le président de la 3F semble attendre un éventuel faux-pas à l’Euro 2012 pour changer de direction. L’ancien Guingampais souhaite en effet réduire les dépenses de sa Fédération, et ce n’est pas le champion du monde 98 qui l’y aide. Laurent Blanc a un salaire mensuel d’environ 100 000 euros bruts, et s’est entouré d’un staff de 22 membres aux émoluments également trop élevés pour la FFF. Outre cette question de la prolongation de son contrat, l’ancien entraîneur de Bordeaux n’a pas été suivi par Le Graët sur deux questions vitales à ses yeux : l’avancement des dernières journées de Ligue 1 pour favoriser la préparation des Bleus à l’Euro 2012, le président de la Fédé se pliant à la décision de la LFP alors que le Cévenol continue de s’y opposer, et le choix d’installer le camp de base de l’équipe de France en Ukraine pendant l’Euro, alors que Blanc voulait absolument le faire en Pologne. On ne peut que se dire que les deux hommes ont une vision opposée de la direction qu’ils veulent donner à l’équipe de France.