Anelka perd son procès contre l'Equipe
Vendredi 1 juillet 2011 - 18:05
Nicolas Anelka a perdu le procès qui l'opposait à l'Equipe. L'attaquant avait attaqué le quotidien après sa désormais fameuse Une sur les insultes qu'il aurait lancées à Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique, "Va te faire enculer, sale fils de pute". Le tribunal correctionnel de Paris a débouté le joueur, qui réclamait 150 000 euros de dommages et intérêts et des excuses dans les colonnes du journal.
L'Equipe 1 – Nicolas Anelka 0. Le quotidien sportif a remporté une première bataille juridique face à l'attaquant. Ce dernier avait décidé de saisir la justice et d'attaquer le quotidien sportif, qu'il accusait de lui avoir prêté des propos qu'il n'aurait pas tenus. Dans la ligne de mire du joueur, la fameuse Une de l'Equipe, "Va te faire enculer, sale fils de pute". Des mots qu'Anelka aurait lancés à l'encontre de Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique, le 17 juin 2010, lors de la Coupe du monde. Mais la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a décidé de le débouter. Celui-ci a jugé que "l'ensemble des circonstances de l'affaire témoignent à suffisance du sérieux de l'enquête, laquelle a révélé un fait désormais établi", selon des termes relayés par Eurosport.
En clair, Damien Degorre et Raphaël Raymond, les journalistes de l'Equipe, ne peuvent pas être incriminés pour mensonges. Personne, même Nicolas Anelka, n'a contesté qu'il y avait bien eu une altercation dans les vestiaires, avec des injures. Malgré les attestations de Thierry Henry, Eric Abidal et Patrice Evra, témoins qui déclaraient que Nicolas Anelka n'avait pas prononcé les mots qui lui étaient prêtés par le quotidien, l'attaquant de Chelsea n'a pas eu gain de cause. Il n'a pas obtenu les 150 000 euros de dommages et intérêts, ni la publication d'excuse dans les colonnes du quotidien qu'il réclamait.
"Il n'appartient pas à un tribunal de se prononcer sur l'opportunité pour un organe de presse de livrer une information au public, a déclaré Jöel Boyer, le président du tribunal correctionnel. Le choix éditorial de sa présentation en "Une", incontestablement spectaculaire sinon accrocheuse, relève de la seule liberté du mode d'expression journalistique, a-t-il ajouté, jugeant que le traitement de l'information relevé du choix du journal, accusé par Anelka d'avoir voulu "faire un coup" avec cette Une. Nicolas Anelka a jusqu'au 11 juillet désormais pour faire appel de cette décision.