Anelka : "Je n'avais rien à faire là"

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Anelka : "Je n'avais rien à faire là"

Anelka : "Je n'avais rien à faire là"

Samedi 25 juin 2011 - 22:05

Discret dans les médias, Nicolas Anelka s'est longuement confié dans les colonnes du Parisien, puis sur Canal +. Un an après la Coupe du monde 2010, l'attaquant de Chelsea revient sur son éviction du groupe France durant la compétition notamment, distribuant au passage quelques tacles bien sentis.

Non, Nicolas Anelka n'est pas mort. Moins en vue avec Chelsea en fin de saison et toujours suspendu en Bleu, l'attaquant est sorti de son silence médiatique de ces derniers mois. L'occasion pour lui de livrer ses vérités, lors d'un entretien accordé au Parisien. Un an après la Coupe du monde 2010, il n'a pas esquivé le sujet qui fâche et qui a fait couler tant d'encre, à savoir son expulsion du groupe France, après un accrochage avec Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique, le 17 juin 2010. "Ce qui s’est passé dans le vestiaire à la mi-temps du match contre le Mexique, cela arrive dans tous les clubs ou équipes nationales, à tous les niveaux, dans tous les vestiaires. Il y a eu un désaccord tactique entre le coach et moi. C’est tout", lâche-t-il ainsi d'entrée. Reconnaissant un "mot insultant", il ne précise pas s'il visait la tactique ou Raymond Domenech. "Cela restera dans le secret du vestiaire".

Anelka estime surtout que c'est la fameuse Une du journal l'Equipe ("Va te faire enculer sale fils de pute") qui a envenimé les choses. "Pour les gens, ce qui a été choquant, c’est le titre de la une du journal l’Equipe le surlendemain. Sinon, je pense qu’ils sont assez intelligents pour savoir que ce n’est pas la première fois et ce n’est pas la dernière que ce genre de désaccord arrive", lâche ainsi le joueur, qui a décidé d'attaquer le quotidien en justice. Refusant de s'excuser pour des mots "qu'il n'avait pas dit", il avait été ensuite prié de quitter le groupe. Même un an après, il n'éprouve aucun regret sur son attitude. "Au fond de moi, après tout ce qui s’était passé, je savais que c’était fini. C’est pour ça que je parle à la mi-temps contre le Mexique. Je savais qu’on allait dans le mur, donc j’ai voulu créer une réaction. Et j’assume ce qui s’est passé. Je crois même que ça aurait pu créer un déclic positif", avoue-t-il.

Domenech, "une bonne personne"



Quand on lui demande s'il en veut à Raymond Domenech, à qui il s'est opposé sur le plan tactique notamment, sa réponse est quelque peu surprenante. "Pourquoi lui en vouloir ? Même si c’est lui qui a parlé au journal l’Equipe, je ne lui en veux pas…, concède ainsi Anelka, pas franchement rancunier sur le coup. Cela fait un an maintenant et c’est le passé. J’avais de très bons rapports avec lui et j’ai juste eu cet incident dans le vestiaire. Je sais malgré tout que c’est une bonne personne! On ne s’est juste pas entendu professionnellement sur ce tournoi." De toute façon, il ne comprend pas pourquoi s'attarder sur cette histoire alors que des choses "beaucoup plus graves" se produisent. "Quand on voit des hauts représentants français être plongés dans des histoires d’agressions sexuelles ou de harcèlement, on se demande qui sont les racailles...", lâche-t-il, taclant comme il faut DSK au passage.

Et maintenant, quel oeil a-t-il sur l'équipe de France actuelle ? "Je ne regarde pas les matchs des Bleus, mais je sais qu’ils ont de bons résultats", explique Anelka à ce sujet, avouant qu'il ne se voit pas jouer sous les ordres de Laurent Blanc toutefois. "Il fait du bien à l’équipe de France et il fait du bien au jeu. Je pense que c’est difficile d’être entraîné par quelqu’un avec qui tu as joué et aussi contre qui tu as joué. Cela m’aurait fait très bizarre de l’avoir comme coach…", ajoute le joueur suspendu 18 matchs par la FFF après les événements en Afrique du Sud, ce qui met plus ou moins un terme à sa carrière internationale. Interrogé également sur l'affaire des quotas, il estime que le problème reste le même en France : "Tant que 'les grands Blacks' ne sont pas considérés comme des Français à part entière, même quand ils sont nés en France, alors il y aura toujours ces réunions."

"Content de partir"



Plus tard dans la journée, l’attaquant de Chelsea était interviewé sur Canal +. Et une nouvelle fois, le garçon n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Pour la chaîne cryptée, Anelka est à nouveau revenu sur la Coupe du monde des Bleus, et sur son éviction du groupe à la pause de France-Mexique, révélant qu’il était "content de partir." Et de préciser : "Je n'avais rien à faire là. De toute façon, je savais avant la compétition que nous n'allions pas gagner. Alors pourquoi même commencer ?" Ce que le joueur a tenté d’expliquer : "Nous avons essayé de nous battre pour notre honneur. Nous avons essayé de parler avec le coach. Mais ce n'était pas possible."

Ensuite interrogé sur un éventuel retour au Paris Saint-Germain, le club de la capitale ayant désormais des moyens financiers impressionnants, Nicolas Anelka a très vite répondu (sans même hésiter) qu’il ne s’imaginait pas revenir : "Mais vraiment pas du tout (...) De toute façon, chez moi, c'est Londres, c'est l'Angleterre." Questionné sur son image auprès du public, notamment français, le buteur des Blues s’est dit "satisfait" du parcours qu’il a accompli au long de sa carrière, et "fier" de l’image qu’il véhicule. Enfin, le natif de Trappes avoue se voir "très loin du foot dans dix ans." C’est dommage, avec un tel talent de communicant ...

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2011/2012
Anelka
Nicolas Anelka
Attaquant - 32 ans
Saison 2011/2012
Chelsea 9 matches
1 buts marqués

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