L'équipe de France bat dans la difficulté la Suisse, 3-1. Les Bleus terminent premiers de leur groupe. Ils affronteront la Grèce en quart de finale. L'Angleterre, qui a battu la Croatie 4-2, rencontrera le Portugal.
Ouf ! L'équipe de France de football disputera les quarts de finale de l'Euro 2004. Mais que ce fût laborieux. Cette fois-ci, il sera difficile de tout mettre sur le dos de Marcel Desailly. Le recordman des sélections en équipe de France n'était pas sur le terrain. Jacques Santini a revu en profondeur son dispositif. Adieu le 4-4-2 et retour au 4-3-1-2 avec la titularisation de Willy Sagnol comme latéral droit. Ce changement était réclamé par les joueurs. On attend donc avec impatience le pourquoi de leurs insuffisances avec ce dispositif.
Un nul suffisait pour se qualifier, mais une victoire, avec la manière, était souhaitée pour rassurer tous les supporters sur le niveau de jeu des Bleus 2004. Le contrat est à moitié rempli. L'équipe de France a gagné et termine à la première place de son groupe. Rien de plus normal. Elle évite le piège d'affronter le Portugal, le pays organisateur, en quart de finale. Un bon point. A l'heure du bilan, c'est tout ce qu'il y a de positif à retirer de la rencontre face à la Suisse. Les Helvètes ont mené la vie dure aux Français. Et malgré tout le respect que l'on doit avoir pour son adversaire, ce n'est pas normal. Entre le football français et le football suisse, c'est comme entre les deux fiscalités, il n'y a logiquement pas de match. Pourtant, l'équipe sereine, appliquée et qui jouait au football n'était pas en bleu (enfin en blanc pour l'occasion) à Coimbra, mais bel et bien en rouge. Nerveux, maladroits, mal inspirés, les Bleus nous ont fait peur. On a rarement vu une équipe de France abandonner la bataille du milieu de terrain de cette façon. Quelles étaient les consignes ? Il serait surprenant que Jacques Santini ait préconisé à Patrick Vieira et Claude Makelele de jouer aussi loin de Zinedine Zidane et Robert Pires. Les joueurs suisses ont transpercé les lignes françaises avec une facilité déconcertante. Que se passerait-il si la République tchèque était opposée en ce moment à la France ? On devine la réponse...
Mais s'il n'y avait que le milieu de terrain. Actuellement, la défense française donne des sueurs froides. Johann Vonlanthen (18 ans et 4 mois) est devenu grâce à elle le plus jeune joueur à marquer un but lors d'une phase finale du Championnat d'Europe des nations. Ça, c'est pour l'anecdote. Mais la vraie information, c'est que la France a encaissé son quatrième but en trois matches ! A ce niveau de la compétition, c'est beaucoup trop. Mickaël Silvestre réalise un Euro mémorable. Deux penalties consentis contre l'Angleterre et la Croatie, une passe décisive à l'adversaire face à la Suisse. On connaît certains joueurs qui auraient sauté pour moins que ça...
Maintenant que le temps des rencontres couperets est revenu, l'expérimentation n'a plus lieu d'être. Certes, aligner Zidane (encore un but), Pires, Henry (deux buts contre la Suisse mais une ribambelle d'occasions gâchées) et Trezeguet, en même temps, paraît être un gage de beau jeu, mais le beau jeu, pour l'instant absent, a rarement fait gagner ses équipes. Un retour au pragmatisme, qui implique le sacrifice d'un milieu offensif et d'un attaquant, semble plus raisonnable si la France veut avancer. Prochain rendez-vous : le 25 juin contre la Grèce.
Dans l'autre rencontre du groupe B, l'Angleterre a battu 4-2 la Croatie. L'affaire s'était mal engagée pour les Anglais qui encaissaient dès la 5e minute un but par Niko Kovac. A ce moment, les Anglais étaient éliminés, les Croates qualifiés. A l'énergie, Scholes égalisait en fin de première période. Puis, dans le temps additionnel, Rooney donnait l'avantage à l'Angleterre. En seconde période, les Anglais se détachaient par Rooney encore qui signait un nouveau doublé. La Croatie s'accrochait pour revenir à 2-3 grâce à Tudor, jusqu'à ce que Lampard ne redonne de l'air à ses coéquipiers. Deuxième du groupe, l'Angleterre affrontera le Portugal en quart de finale le 24 juin. Une rencontre choc.




![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |





