L'ancien manager du Paris SG vide son sac. Dans France Football, Vahid Halilhodzic se désigne comme le "coupable idéal" de la saison catastrophique du PSG. L'homme ne veut plus "être le bouc émissaire".
Silencieux depuis son éviction du Paris SG, Vahid Halilhodzic ne mâche pas ses mots. L'ancien manager parisien "considère n'avoir rien d'essentiel à (se) reprocher". Adulé après sa première saison, ponctuée par une qualification directe à la Ligue des champions et la victoire en Coupe de France, avant d'être rejeté, le technicien "ne regrette rien" et se dit même "fier du travail accompli". Pour lui, la dégringolade du PSG cette saison tient à plusieurs facteurs : jalousies entre joueurs, incertitudes sur les primes, l'affaire Fiorèse, les "taupes", les blessures à répétition, les expulsions "imméritées", les penalties "contestables", le conflit avec les supporters, les perquisitions judiciaires, la tentative de reprise de Daniel Hechter, que Vahid Halilhodzic qualifie de "ridicule", les "pressions perpétuelles exercées par Luis Fernandez", et enfin le feuilleton de l'entrée dans le capital de Francis Graille. Un catalogue interminable.
Vahid Halilhodzic reconnaît tout de même une chose. Avoir été "nul en communication" après les résultats exceptionnels de la saison 2003-2004. Victime de son autoritarisme, l'ancien entraîneur de Lille et Rennes "ne supporte plus cette fausse image d'un adjudant borné du foot que certains ont réussi à me coller". L'homme a été blessé par certaines remarques. "Quand le PSG gagne, je suis Français ; quand le PSG perd, je redeviens Bosniaque" lance-t-il. Halilhodzic prédit enfin "qu'un jour, peut-être, on me regrettera".




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