L'entraîneur de Strasbourg, Jean-Marc Furlan, a présenté ses excuses lundi, après ses propos controversés sur le joueur italien de l'Olympique lyonnais Fabio Grosso, dont il avait évoqué les "gènes" et la "race", samedi.
"Je tiens à souligner que les propos à l'encontre du joueur
Fabio Grosso ont été complètement sortis de leur contexte", a-t-il déclaré dans un communiqué transmis lundi à l'AFP, en rappelant qu'il est le citoyen d'honneur de la ville de Cinto-Camagione en Italie et a été élevé par une famille paternelle italienne.
"J'éprouve le plus grand respect et une réelle admiration pour cette nation. Je tiens à présenter mes excuses auprès du joueur Fabio Grosso si ces propos l'ont blessé", a-t-il ajouté.
En marge de la rencontre de la 34e journée de
Ligue 1 de football entre Strasbourg et Lyon
au stade de la Meinau, l'entraîneur strasbourgeois avait déclaré samedi devant la presse: "On ne peut pas dire que l'Italien a renié ses gènes ou sa race".
M. Furlan faisait allusion à l'arrière gauche et champion du monde Fabio Grosso, truqueur selon l'entraîneur strasbourgeois, qui l'accuse d'en avoir rajouté sur une faute d'un joueur de Strasbourg, citation parue dans le journal L'Equipe dimanche.
En lutte pour le maintien en Ligue 1, Strasbourg s'était incliné (1-2) pour la septième fois consécutive en Championnat et avait terminé la partie à dix, à la suite de l'exclusion de l'attaquant
Eric Mouloungui, auteur d'une faute sur Fabio Grosso en fin de première période.
Le technicien strasbourgeois a tenu à préciser que le mot "racisme" lui est "totalement étranger" et qu'il ne peut accepter que l'on puisse "remettre en cause (son) attachement étroit et charnel à l'égard de ce pays".
Et d'ajouter: "Ne suis-je pas confronté, comme mes pairs, à des rendez-vous quotidiens avec des joueurs de toutes origines ? Depuis dix ans que j'exerce ce métier, c'est justement dans le regard de mes joueurs et de mon staff que je lis le respect et le sens du mot +éthique+".
"Je m'inscris donc en faux face à cette tentative de dérive et souhaite, à présent, m'atteler, avec l'ensemble du Racing Club de Strasbourg, à ma mission prioritaire, à savoir le maintien du club en Ligue 1", a-t-il souligné.
Dans cette affaire, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a condamné les déclarations de
Jean-Marc Furlan et a annoncé son intention de se porter partie civile en cas de dépôt de plainte.