Privé de titre depuis neuf ans, Arsenal a l’occasion de mettre fin à cette malédiction samedi. Les Gunners affrontent Hull City (18h) en finale de la Coupe d’Angleterre et n’ont qu’une seule envie : renouer avec le succès.

Neuf ans ! Neuf ans que les hommes d’Arsène Wenger courent après un titre. Neuf ans qu’ils n’ont plus soulevé le moindre trophée. C’était le 21 mai 2005, au Millennium Stadium de Cardiff. Les Gunners y remportaient la dixième et dernière Coupe d’Angleterre de leur histoire aux dépens de Manchester United (0-0, 5-4 aux tab). Une FA Cup que les Londoniens peuvent ramener à la maison ce samedi à Wembley, l’occasion de mettre fin à neuf longues saisons de bagne.

L’occasion aussi de retirer l’étiquette de serial loser virtuellement accolée à la tunique rouge et blanche des Gunners, dont les efforts pour mettre fin à cette série infructueuse en amusent plus d’un chez les voisins de la capitale anglaise. Finaliste de la Coupe de la Ligue en 2011, Arsenal retrouvera donc Wembley trois ans plus tard. À quelques hectomètres de leur antre de l’Emirates, Olivier Giroud et sa bande tenteront de venir à bout de Hull City, 16e de Premier League au palmarès vierge et au parcours facilité par des tirages au sort quelque peu cléments.

Ne pas répéter les erreurs de 2011

Mais il ne serait pas judicieux de se contenter de ce constat pour préparer une finale que les supporters d’Arsenal attendent depuis trois saisons. En 2011, les Gunners étaient tombés face à la modeste équipe de Birmingham City (2-1), qui présentait les mêmes aspects que les Tigers dont Arsène Wenger devra déjouer le piège samedi. Pour ce faire, l’Alsacien a tenu à faire garder le rythme à ses hommes de base. Le week-end passé, il a aligné une équipe type à Norwich, celle-là même qui devrait débuter face à Hull.

Une façon de faire retomber la pression et de ne pas aborder cette finale tant attendue comme l’événement de l’année pour le club londonien. Mais elle l’est, et Arsène Wenger le sait. Raison pour laquelle le technicien français a balayé d’un revers toute question sur la prolongation de son contrat de manière à rester concentré sur cette finale de Coupe. Concentré, mais pas focalisé : un équilibre à trouver pour ne pas arriver tétanisé à Wembley, une leçon que les Gunners disent avoir appris à leurs dépens il y a trois ans. Réponse samedi, à 18h.