Taton: ils clament leur innocence...
Lundi 26 avril 2010 - 16:49



Deux autres inculpés dans l'affaire de la mort du supporteur français Brice Taton, mortellement blessé en septembre à Belgrade lors d'une agression, ont déclaré lundi leur innocence, comme l'avaient fait la semaine dernière trois autres prévenus, a constaté l'AFP.
"Je n'ai absolument rien à voir avec cet acte", a déclaré Dragan Tomasovic, la vingtaine, qui répondait avec assurance aux questions.
"J'aime le football, a-t-il ajouté, et je suis désolé de cet incident. Mais j'affirme, en toute responsabilité, que je ne me trouvais pas à cet endroit pour frapper qui que ce soit. Je n'ai touché personne".
Dragan Tomasovic a déclaré également avoir vu un jeune homme gisant au sol, sans qu'il soit précisé de qui il s'agissait, et avoir aperçu à proximité trois inconnus qui prenaient la fuite. Lui-même s'est enfui ensuite vers une rue piétonne toute proche.
Milan Vujovic, la vingtaine, originaire de Pancevo, une localité proche de Belgrade, était plus confus dans ses propos. Il a cependant assuré qu'il n'était "pas responsable des actes qui me sont reprochés".
Quatorze inculpés
Le jeune homme a expliqué également qu'il s'était rendu sur les lieux où devait se produire le drame, une ruelle du centre de Belgrade, car on lui avait signalé la présence de supporteurs français de Toulouse et de l'Etoile rouge, le club rival du Partizan de Belgrade.
Brice Taton était arrivé à Belgrade pour soutenir son équipe de football de Toulouse face, précisément au Partizan de Belgrade, pour une rencontre comptant pour l'Europa League.
Quatorze personnes sont inculpées pour "meurtre aggravé" dans cette affaire survenue le 17 septembre 2009.
Selon l'acte d'accusation lu au premier jour du procès, mercredi dernier, des supporteurs serbes s'en sont pris délibérément à Brice Taton et à d'autres supporteurs français, dans une action préméditée.
Brice Taton, grièvement blessé au thorax et à la tête, est mort après douze jours d'agonie.
Les quatorze inculpés pour "meurtre aggravé", dont deux sont en cavale, risquent une peine pouvant aller jusqu'à 40 années d'emprisonnement.
Un quinzième inculpé est accusé d'avoir aidé des agresseurs à se cacher. Il risque une peine d'emprisonnement de huit ans maximum.
L'audience doit se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine.
