Le FC Séville a remporté la Ligue Europa aux dépens du Benfica Lisbonne aux tirs au but (0-0, 4-2 tab). Malgré plusieurs occasions franches, le club portugais perd une huitième finale européenne de suite, la deuxième d’affilée en C3, compétition remportée pour la troisième fois par les Andalous.

Un an après avoir perdu la finale de la Ligue Europa à la dernière minute face à Chelsea (1-2), Benfica n’a pas su briser la malédiction. Les Lisboètes ont cette fois cédé aux tirs au but face au FC Séville (0-0, 2-4 tab), pour leur huitième finale européenne de suite perdue depuis 1963. Une incroyable série que les supporters portugais espéraient bien voir se terminer à Turin pour une finale dont leur équipe, sacrée championne du Portugal et victorieuse de la Coupe de la Ligue il y a peu, était favorite. Un statut confirmé sur le terrain avec de nombreuses occasions. Mais jamais les Aigles n’auront réussi à faire craquer les Andalous.

Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Mais il aurait fallu que Garay se montre plus adroit à la réception de coups de pied arrêtés (14e, 85e), que Beto, le gardien sévillan, soit moins inspiré devant Pereira (45e) ou Lima (83e), et que la défense espagnole ne sauve pas une autre grosse occasion de ce même Lima (47e). Séville a surtout procédé en contre et a également gâché, que ce soit par Bacca (52e) ou Reyes (61e). Incapables de se départager dans le temps additionnel, les deux équipes l’ont également été dans la prolongation. Avec des joueurs diminués physiquement à force d’avoir tout donné, Séville s’est procuré les deux meilleures occasions dans les 30 minutes supplémentaires, mais Bacca (101e), et Gameiro, remplaçant au coup d’envoi et tout juste entré en jeu (109e), n’ont pas su ajuster leur frappe.

Il a donc fallu attendre la fatidique séance des tirs au but pour avoir un vainqueur. A ce petit jeu, ce sont les Espagnols qui s’en sont le mieux sortis. Ou les Portugais qui ont complètement craqué, en attestent les frappes trop molles des buteurs Cardozo et Rodrigo, sorties par Beto. Les quatre tireurs espagnols n’ont pas tremblé, à l’image de Mbia, héros de la demi-finale qui a fini sur une jambe, ou de Gameiro, auteur du tir au but de la victoire d’une frappe en pleine lucarne pour offrir une troisième Ligue Europa au Séville après celles de 2006 et 2007. Benfica tentera de se consoler avec la finale de la Coupe du Portugal d’ici la fin de la saison. Pas sûr que cela suffira à effacer les larmes de ses supporters…