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Auteur d'un Euro plus que moyen, l'Espagne est pourtant parvenue à atteindre la finale, qu'elle disputera ce dimanche contre l'Italie. Référence mondiale du beau jeu, la Roja n'y est pas et nous ennuie. Pourtant elle gagne, et c'est bien là le principal. Champions d'Europe et du Monde en titre, les Ibériques peuvent réaliser un exploit historique en cas de victoire. Face à la révélation de la compétition, la tache ne sera pas aisée.
Mais où est passé le beau jeu à l'espagnole ? Depuis le début de l'Euro, la Roja ne régale plus. Finies les multiplications de passes dans la surface adverse, les ouvertures millimétrées, les enchaînements à une touche de balle. L'Espagne s'ennuie, et nous ennuie surtout. En ligne de mire, Xavi. Bien moins inspiré que par le passé, le métronome barcelonais sort d'une saison moins impressionnante que les précédentes. Ne chipotons pas, le Catalan reste une merveille à son poste. Malheureusement, à élever chaque année son niveau de jeu, on a fini par être exigeant. Très discret depuis le début de la compétition, Xavi semble noyé. Ses pertes de balle inexplicables prouvent sa baisse de forme. Il ne faut pas non plus occulter que la finale de l'Euro sera son 65e match de la saison. Indispensable titulaire du onze espagnol, le Barcelonais n'a pas l'aura qui fait sa force. Pour preuve, le patron du milieu ibérique est Xabi Alonso, habitué à évoluer un cran derrière Xavi.

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« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL