Soporifiques Ibériques

Football / Euro 2012

Soporifiques Ibériques

Soporifiques Ibériques

Vendredi 29 juin 2012 - 19:10

Auteur d'un Euro plus que moyen, l'Espagne est pourtant parvenue à atteindre la finale, qu'elle disputera ce dimanche contre l'Italie. Référence mondiale du beau jeu, la Roja n'y est pas et nous ennuie. Pourtant elle gagne, et c'est bien là le principal. Champions d'Europe et du Monde en titre, les Ibériques peuvent réaliser un exploit historique en cas de victoire. Face à la révélation de la compétition, la tache ne sera pas aisée.

Mais où est passé le beau jeu à l'espagnole ? Depuis le début de l'Euro, la Roja ne régale plus. Finies les multiplications de passes dans la surface adverse, les ouvertures millimétrées, les enchaînements à une touche de balle. L'Espagne s'ennuie, et nous ennuie surtout. En ligne de mire, Xavi. Bien moins inspiré que par le passé, le métronome barcelonais sort d'une saison moins impressionnante que les précédentes. Ne chipotons pas, le Catalan reste une merveille à son poste. Malheureusement, à élever chaque année son niveau de jeu, on a fini par être exigeant. Très discret depuis le début de la compétition, Xavi semble noyé. Ses pertes de balle inexplicables prouvent sa baisse de forme. Il ne faut pas non plus occulter que la finale de l'Euro sera son 65e match de la saison. Indispensable titulaire du onze espagnol, le Barcelonais n'a pas l'aura qui fait sa force. Pour preuve, le patron du milieu ibérique est Xabi Alonso, habitué à évoluer un cran derrière Xavi.

Difficile, la vie sans Villa


Mais la méforme du chef d'orchestre catalan n'est pas la seule raison. Blessé toute la saison, David Villa manque cruellement. Le système sans pointe de Del Bosque est clairement un échec, tout comme les titularisations de Torres ou Negredo. Son obstination a se priver de Llorente reste d'ailleurs un mystère. Sans son attaquant fétiche, la Roja est presque inoffensive. Après n'avoir eu que deux occasions contre la France, l'Espagne n'a quasiment jamais inquiété Rui Patricio, le portier du Portugal. Sans buteur de métier, les Ibériques n'ont pas de réel point d'ancrage. Capable de dynamiter n'importe quelle défense, Villa avait terminé meilleure gâchette du dernier Euro. L'ironie du sort, comparé aux difficultés que rencontre la sélection actuellement.

Fulgurances et coups de génie


Même si elle ne nous enchante pas (ou plus), l'Espagne disputera la finale de l'Euro contre l'Italie. Sa troisième de suite après l'Euro 2008 et le Mondial 2010. Bien qu'elle peine à convaincre, la Roja peut l'emporter. C'est cela aussi sa force. Moins fringants, les Ibériques n'ont toutefois jamais paru en danger, à l'image d'un Ramos gigantesque en défense centrale. Face à la révélation de ce championnat d'Europe, la formation espagnole va pourtant devoir se remuer. Bousculée en match de poule (1-1), la Nazionale avait réalisé une grosse prestation et n'avait cédé que sur un coup de génie de David Silva, une passe millimétrée pour Fabregas. C'est cela aussi l'Espagne dans cet Euro. Douter, créer l'exploit et vaincre.


Etienne Andurand

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