Football - Euro 2012

Prandelli, la révolution par le jeu

Prandelli, la révolution par le jeu

Cesare Prandelli n'a peut-être pas remporté l'Euro 2012 avec la sélection italienne, mais l'ancien coach de la Fiorentina aura fait bien mieux, ou presque. En deux ans seulement, le sélectionneur italien a fait d'une équipe éliminée au tour préliminaire de la Coupe du monde 2010 par la Slovaquie et le Paraguay, une machine à gagner et surtout à produire du jeu. Cette révolution culturelle, que Laurent Blanc avait entamé au niveau du jeu après la débâcle sud-africaine, Prandelli l'a pleinement réalisée, et le tout en ayant des résultats. Cet été, tous les amateurs de football sont devenus amoureux de la Squadra Azzurra.

La triste prestation des Italiens face à l'Espagne (0-4) en finale de l'Euro ne doit pas faire oublier qu'avant cette rencontre, les coéquipiers d'Andrea Pirlo étaient ceux qui impressionnaient le plus les observateurs depuis le début de ce championnat d'Europe. Le point d'orgue étant évidemment le succès acquis en demi-finale contre l'Allemagne (2-1), l'autre favori avec la Furia Roja de cette compétition. Avant la demi-finale, le sélectionneur italien avait d'ailleurs promis qu'il ne renierait pas ses principes. "Nous n'avons qu'une seule arme, le jeu, ce serait dénaturer deux années de travail, et peut-être même immature, de ne pas jouer. On prendra des risques." Pour le résultat que l'on connaît.

Pour arriver jusqu'en finale de l'Euro, Prandelli aura pu compter sur le génie d'Andrea Pirlo, auteur d'une compétition exceptionnelle, mais aussi sur la folie de ses deux attaquants, Antonio Cassano et Mario Balotelli. Et plus que les préceptes tactiques de l'ancien Florentin, c'est dans la gestion de l'humain qu'il aura prouvé toute sa valeur. Car pour gérer ces deux joueurs, il faut savoir manier le bâton et la carotte à la perfection. Désormais, toute l'Italie est suspendue à la volonté de son sélectionneur de continuer ou non l'aventure avec la Nazionale. Si le banc de touche au quotidien lui manque, comme il l'a déclaré récemment en conférence de presse, il serait vraiment dommage que Prandelli ne continue pas l'aventure jusqu'au mondial brésilien, en 2014. Car si en deux ans il est capable de faire progresser une équipe de la sorte, peut-être qu'en quatre il sera en mesure de concurrencer l'Espagne pour le sacre final.




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