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L'Italie n'a pas eu les armes pour empêcher l'Espagne de conserver son titre de champion d'Europe (4-0). Une inefficacité symbolisée par une attaque totalement transparente, à l'image de Mario Balotelli, et d'une défense qui a cédé par deux fois sur des ballons en profondeur en première mi-temps, avant de totalement sombrer en fin de match.
Buffon : 4,5 Que peut-on lui reprocher ? Il a été totalement abandonné sur sa défense sur les quatre buts, à l'image du dernier encaissé, quand Torres glisse le ballon à un Mata tout seul. Il a tenté de repousser l'échéance en début de deuxième mi-temps, quand l'Espagne poussait pour enfoncer le clou. En vain, puisqu'il a finalement craqué deux fois de plus dans les dix dernières minutes.
Abate : 3,5 Un cauchemar. Il sera passé à côté de sa finale. Préféré à Balzaretti à droite, il se fait déposer par Alba sur le premier but en fin de première mi-temps. Un apport offensif quasiment nul, la faute à Alba justement, qui l'a totalement étouffé. A sombré en fin de match, à l'image de ses coéquipiers de la défense.
Barzagli : 3,5 Difficile de ressortir des points positifs de la prestation d'un défenseur quand son équipe encaisse quatre buts. C'est le cas ici. Averti pour avoir séché Iniesta, qui l'avait éliminé sur un dribble. Une action à l'image de son match : il a souffert devant la vivacité des Espagnols, comme sur le deuxième but où Alba le prend de vitesse. Totalement dépassé en fin de match.
Bonucci : 4 Même constat que son compère de la défense. Il aura disputé un match terriblement compliqué, pour ne pas dire cauchemardesque. Incapable de devancer Silva de la tête sur le premier but, il a été humilié par Torres dans les dix dernières minutes, tout comme Barzagli. Quelques sauvetages en plus que ce dernier toutefois. Une soirée à oublier pour celui qui avait été impérial depuis le début de cet Euro.
Chiellini : (Non noté) Défenseur central en club mais aligné à gauche dans cette finale, il a souffert sur les accélérations de Silva ou Fabregas sur son côté. Le but vient d'ailleurs de son couloir, puisqu'il il se fait prendre de vitesse par Fabregas sur l'action. Blessé, il a été rapidement contraint de quitter ses coéquipiers. Remplacé par Balzaretti (20e, 5,5). A beaucoup apporté, avec de nombreuses montées rageuses. Il a également plutôt bien maitrisé Silva, peu en vue par la suite avant sa sortie à l'heure de jeu. Mais ses efforts risquent d'être oubliés à cause de l'ampleur du score...
Pirlo : 4,5 C'était le match qui pouvait peut-être lui permettre de postuler au Ballon d'Or pour certains. Raté. Le chef d'orchestre de l'Italie n'a jamais trouvé la solution pour bouger la défense espagnole. Comme un symbole, ses passes millimétrées ont été plutôt maladroites ce soir et n'ont pas souvent trouvé preneur. Il n'a pas su rebooster ses coéquipiers au retour des vestiaires et a sûrement disputé son moins bon match dans cet Euro.
De Rossi : 5 Joueur le plus défensif du milieu de terrain italien, il a bien débuté avant de totalement disparaître. Il s'est battu sur tous les ballons, en grattant quelques-uns, sans oublier de relancer proprement au début. Puis il a disparu, étant aux abonnés absents à la récupération justement. Une fin de match totalement ratée par contre, où il n'a pas su endiguer les dernières offensives espagnols.
Marchisio : 4 Si Pirlo doit distribuer les ballons et De Rossi les récupérer, il est chargé de perturber les défenses avec sa technique et sa qualité de passe. Ce qu'il n'a jamais su faire. Quasiment transparent sur le côté gauche du trident du milieu de terrain. Une influence quasiment nulle dans le jeu de son équipe. Un match raté.
Montolivo : 5 Placé derrière le duo Balotelli-Cassano, il n'a pas réellement pesé dans les débats en première mi-temps. Ses coéquipiers l'ont trop rarement trouvé. Et quand il avait le ballon, il s'est plutôt distingué par de mauvais choix ou inspirations. Bien mieux au retour des vestiaires, où il a su se rendre disponible avant d'être sortir. Remplacé par Motta (57e), appelé à jouer un rôle plus offensif que celui qu'il tient au PSG. Sauf que celui-ci s'est blessé trois minutes après son entrée en jeu, laissant son équipe terminer à 10, puisque Cesare Prandelli avait effectué ses trois changements. Comme le symbole d'une soirée vraiment pourrie.
Cassano : 4 Match frustrant pour l'attaquant. Il n'a pas eu beaucoup de ballons à se mettre sous la dent. Et à chaque fois ou presque, la paire Piqué-Ramos s'est rapidement chargé de lui reprendre. Deux frappes cadrées mais bien arrêtées par un Casillas vigilant. Sa moins bonne mi-temps de l'Euro. Son remplacement, attendu en raison de sa condition physique est intervenu dès la pause. Remplacé par Di Natale (45e, 5). Ce dernier s'est distingué avec deux occasions d'entrée. Avant de disparaître de la circulation au plus fort de la domination espagnole quand l'Italie a terminé à 10.
Balotelli : 3 Il était attendu au tournant après sa prestation en demi-finale. Il est passé totalement à côté de sa finale. Il ne s'est procuré aucune occasion franche, passant son temps à râler ou provoquer les défenseurs adverses, et pas que ballon au pied... Le Balotelli que l'on aime pas. Un grand rendez-vous à oublier.
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« C'est normal d'être vexé après un 30-0 »
Mathieu Bastareaud
FT. L'Espagne remporte très largement la finale de l'Euro 2012 et entre dans l'Histoire du football avec son fabuleux triplé Euro-Coupe du Monde-Euro. Break en poche à la pause, les Ibériques ont profité de la blessure de Motta à l'heure de jeu, alors que plus aucun changement n'était autorisé aux Italiens, pour inscrire deux nouveaux buts. Silva, Alba, Torres et Mata sont les auteurs des réalisations espagnoles. N'ayant encaissé qu'un seul but durant toute la compétition, impériale dans la conservation du ballon et finalement efficace devant le but, la Furia Roja mérite ce nouveau titre. Si le Ballon d'Or 2012 ne se trouve pas dans ses rangs, c'est à n'y plus rien comprendre...
90'+2. Arbeloa obtient un bon coup-franc, très légèrement décalé sur la droite, à 30 mètres des buts de Buffon. Frappé au second poteau, il trouve Torres qui contrôle le ballon et centre pour Ramos au premier poteau. D'une Madjer, le Madrilène inquiète une dernière fois l'Italie mais leur gardien capte cette fois le cuir.