Raymond Domenech a indiqué mardi matin sur
RTL qu'il assumait des "parts de responsabilité" dans l'élimination de l'équipe de France au premier tour de l'Euro-2008, mais qu'il refusait d'être "le bouc émissaire en permanence quand ça va mal".
"J'assume des parts de responsabilité dans les deux cas (quand ça va bien comme en 2006 et la finale de la Coupe du monde, ou quand ça va mal comme en 2008), mais être le bouc émissaire en permanence quand ça va mal, et n'y être pour rien quand ça va bien, ça c'est gênant", a commenté le technicien national.
"Ou, en 2006, quand l'équipe de France va en finale de la Coupe du monde, comme certains disent, je n'y étais pour rien, et alors en 2008 je n'y suis pas plus pour quelque chose, ou en 2006 j'ai une part de responsabilité, et alors j'ai la même en 2008", a expliqué le sélectionneur.
"Elle (la responsabilité) est partagée avec les joueurs dans les deux cas, si on va en finale de la Coupe du monde en 2006, c'est que les joueurs
ont été présents et solides, et en 2008, si on ne va pas en quart de finale, c'est que quelque part les joueurs ont manqué quelque chose", poursuit-il.
"Ce n'est pas moi qui doit regagner la confiance des Français, c'est là dessus que j'insiste, c'est les joueurs, c'est l'équipe (qui doit regagner la confiance du public, ndlr), a-t-il ajouté. Le sélectionneur est un des éléments, s'il suffisait de changer un entraîneur... Quand on change un entraîneur dans les clubs, ça ne marche pas forcément mieux derrière."
"Si on ennuie les gens..."
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"Je suis content et je suis fier de pouvoir continuer dans cette fonction, il y a un vrai projet, les joueurs ont envie, les joueurs ont compris -j'ai eu la plupart des joueurs au téléphone- que l'important c'est l'impact avec le public", a-t-il souligné.
"C'est ce que je leur avais dit avant le match contre l'Italie (dernier match de poule des Bleus avant l'élimination, défaite 2-0), on peut tout pardonner aux joueurs, sauf le manque d'envie, les gens viennent au match pour vibrer, si on les ennuie, comme au match contre la Roumanie (0-0, premier match de poule), ça ne peut pas passer", a-t-il détaillé.
"Je comprends les critiques, il faut créer un vrai contact avec le public, et ça, ça vient des joueurs, ça viendra d'abord des joueurs", insiste-t-il.
Domenech a assuré qu'à l'Euro-2008, "il y avait une vraie politique": "Ce que j'avais mis en place pour 2010, c'étaient des jeunes joueurs qui travaillaient à l'Euro pour sentir ce que c'est que le haut niveau, c'est une première pierre à l'édifice".
"Les gens voulaient que je me jette dans un mea culpa total (juste après l'Euro), moi, j'ai pris le temps de la réflexion, (avec les responsables de la FFF) on a réfléchi: comment faire que pour 2010 (on) soit performant, c'est plus ça qui est important, plus que de se faire hara kiri en jetant tout ce qu'on a fait hier", a expliqué le sélectionneur.