Tout laisse à penser que la Juventus Turin va connaître la première rétrogradation de son histoire. Au coeur du plus important scandale du football italien, le club turinois semble condamné à la Serie B (la deuxième division italienne) la saison prochaine.
Le club que l'on disait intouchable prend l'eau. Chaque jour la presse italienne fait de nouvelles révélations sur cette Juventus Turin aux méthodes si particulières. Les preuves semblent si évidentes qu'il est difficile d'imaginer la Juve en Serie A la saison prochaine. A la lecture du règlement italien, le club est déjà condamné. Les langues se délient. Les mises en examen se multiplient si bien que l'ensemble des tribunaux italiens semblent aux trousses des Turinois. A Rome, à Naples et à Parme des instructions sont déjà ouvertes pour "association de malfaiteurs", mais aussi pour "concurrence déloyale avec menaces et violence". Les écoutes téléphoniques ont déjà coûté leur poste au président de la Fédération italienne de football (FIGC), Franco Carraro, et au n°3 de la FIGC, Innocenzo Mazzini. Le conseil d'administration de la Juve vient de démissionner en bloc.
Avec elle, la Juve risque d'entraîner dans sa chute d'autres clubs comme Sienne et Messine. Il paraît également peu probable que Massimo De Santis soit présent au Mondial allemand. L'arbitre transalpin, sélectionné par la FIFA, voit son nom cité à plusieurs reprises dans ce scandale.
La justice civile n'a pas terminé son enquête. La justice sportive peut-elle attendre avant de sanctionner ? L'été sera chaud en Italie. Le parcours de la Squadra Azzurra en Allemagne risque de passer inaperçu.




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