La Russie et le Qatar pourraient-ils perdre l’organisation de la Coupe du monde dans les semaines à venir ? Lundi, l’enquête sur les soupçons de corruption autour de l’attribution de ces deux Coupes du monde prendra fin.

C’est lundi 9 juin que Michael J. Garcia, ancien procureur fédéral de New York et président de la chambre d’investigation du comité d’éthique de la FIFA, mettra fin à son enquête sur l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022. Garcia se donnera ensuite 6 semaines pour rédiger son rapport et le remettre à l’instance de jugement de l’instance dirigeante du football mondial. Cette dernière aura enfin tout le temps qui lui semblera nécessaire pour étudier le dit rapport et prendre les sanctions adaptées. Dans les faits, elle pourra soit ouvrir des procédures disciplinaires, soit prendre des sanctions immédiates, soit prononcer des non-lieux.

Si le Qatar a fait beaucoup parler, la Russie est aussi dans le viseur. En effet, le choix de la FIFA de désigner les pays hôtes pour 2018 et 2022 le même jour a pu donner lieu à des petits arrangements dans les votes. Le président de la FIFA Sepp Blatter a lui-même admis à plusieurs reprises que cela avait été une erreur de donner les pays hôtes le même jour.

Désormais, la question est de savoir s’il y aura un nouveau vote concernant ces deux Coupes du monde. Si retirer le Mondial 2018 à la FIFA poserait quelques problèmes logistiques, le Mondial 2022 est assez éloigné pour permettre à un pays de se doter des infrastructures nécessaires. L’Australie, candidat malheureux lors du vote, se tiendrait dans les startingblocks. Il faut désormais laisser la procédure suivre son cours…