La Russie va lancer un ambitieux programme de trains à grande vitesse pour le Mondial de football de 2018, a détaillé jeudi à Paris le président de la compagnie nationale des chemins de fers russes (RZD), Vladimir Iakounine.
"Quand on a su que la Coupe du monde aurait lieu en Russie en 2018, M. le Premier ministre (Vladimir Poutine) m'a demandé, dans le cadre de cette nouvelle perspective, de revoir notre programme de lignes à grande vitesse, afin de relier Moscou avec les villes du centre de la Russie où auront lieu les matches", a expliqué M. Iakounine dans un entretien à l'AFP.
"Je pense que ces projets vont se concrétiser", a-t-il ajouté, en marge du vernissage d'une exposition de photos sur la Russie et les trains, Gare de l'Est à Paris.
L'appel d'offres pour la première ligne nouvelle, qui doit relier Moscou à Saint-Pétersbourg (660 km), sera lancé "l'an prochain" (courant 2011), a indiqué M. Iakounine, précisant qu'il s'agira d'une concession, qui comprendra la réalisation et la maintenance de la ligne.
La vitesse des trains devraient atteindre 350 à 400 km/h, ce qui permettra de relier les deux villes distantes de 660 km en "deux heures et demie, plus les arrêts". "C'est notre challenge", a reconnu le patron de RZD, pour qui cette ligne sera réalisée bien avant le Mondial de 2018.
Vladimir Iakounine a également cité le projet Moscou-Nijni Novgorod-Kazan (vers l'est), mais aussi des lignes à grande vitesse en Sibérie et dans l'Extrême-Orient russe: Khabarovsk-Vladivostok, Omsk-Novossibirsk-Irkoutsk et Tcheliabinsk-Ekatérinbourg.
Il a ajouté au tableau une ligne partant plein sud depuis Moscou, jusqu'à Sotchi sur la mer Noire, précisant qu'"elle n'aura que des tronçons à grande vitesse", car la distance excède 1.500 km.
"On sait que le voyage assis dans un train ne peut durer plus de 4 heures", a-t-il estimé. Au-delà, place aux trains-couchettes.



![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |



« Pastore vaut 12 millions, pas plus »
Vahid Halilhodzic