Opposée au Honduras (0-0) samedi soir en match de préparation à la Coupe du monde, l’Angleterre a été accrochée par une très rugueuse formation hondurienne, premier adversaire des Bleus au Mondial. Une agressivité que n’a pas goûté la presse anglaise qui contre-attaque ce dimanche.

Au lendemain du match nul et vierge entre l’Angleterre et le Honduras, l’heure n’est pas vraiment à la déception de ne pas avoir empoché la victoire pour la presse britannique. Plus que le résultat, ce sont les conditions dans lesquelles la rencontre s’est déroulée qui anime les médias anglais depuis le coup de sifflet final d’un match interrompu par l’orage, mais aussi et surtout heurté et marqué du sceau (et des crampons) de la sélection hondurienne, hyper agressive et à la limite du raisonnable ce samedi, au Sun Life Stadium de Miami.

Réduit à dix après l’expulsion de Brayan Beckeles suite à une charge aérienne et non maîtrisée sur Leighton Baines, le Honduras peut s’estimer heureux de ne pas avoir vu rouge plus d’une fois lors d’une rencontre hachée et qui n’avait d’amical que le nom. Pour preuve, Steven Gerrard retenait avant tout l’absence de blessés au micro de Sky Sports : Il n’y avait pas de rythme, nous sommes frustrés mais soulagés de ne pas compter de blessés. Il y a eu des tacles horribles pour un match amical. Les médias britanniques ont notamment fustigé le comportement d’Emilio Izaguirre, majoritairement accusé d’un geste stupide à l’encontre de Daniel Sturridge, sur qui le défenseur du Celtic a tiré alors que le ballon se situait au niveau de la poitrine de l’attaquant des Reds, lui-même collé au sol…

Le Honduras est venu pour casser le jeu

Un son de cloche unanime pour les médias anglais, à la fois révoltés devant l’hyper agressivité du Honduras et soulagés que les Three Lions s’en tirent sans dégâts. Les deux rencontres de l’Angleterre à Miami ont accouché de trois cartons rouges, mais ce match amical a failli partir n’importe comment, raconte The Guardian, qui souligne néanmoins l’intelligence tactique et la solidité défensive d’une équipe du Honduras face à qui les Bleus pourraient se casser les dents dimanche prochain, pour leur entrée en lice en Coupe du monde.

Non sans arrière-pensée, le Daily Mail souligne que l’Angleterre est sortie indemne de la bataille physique imposée par le Honduras, ne manquant pas de rappeler que la sélection hondurienne n’a rien proposé d’autre qu’une agressivité de tous les instants et un refus quasi systématique du jeu. De son côté, Joe Hart fait part de sa propre analyse : Le Honduras est venu pour casser le jeu, licitement ou pas. Un compte-rendu qui ne va pas manquer de revenir aux oreilles de Didier Deschamps, qui avait déjà trouvé le Paraguay quelque peu agressif face à son équipe dimanche dernier (1-1). Mais l’Angleterre en est désormais témoin : le Honduras, c’est encore autre chose.