Plusieurs manifestations ont de nouveau été organisées au Brésil pour protester contre l’organisation de la Coupe du monde. Certaines ont dégénéré, comme à Sao Paulo.

A 27 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde, les appels au calme de Pelé ou de Michel Platini n’ont pas vraiment été écoutés au Brésil. De nouvelles manifestations ont éclaté dans plusieurs grandes villes. Près de 10.000 personnes ont protesté contre l’organisation du Mondial à Sao Paulo, Rio, Brasilia, Belo Horizonte, Porto Alegre et Manaus. Hé, FIFA, retourne en Suisse ! ou Coupe sans le peuple, me revoilà dans la rue ! ont été les principaux slogans clamés par les manifestations.

Si la plupart des cortèges ont défilé dans le calme malgré le blocage de la circulation, des incidents ont tout de même éclaté, comme à Recife où des magasins ont été pillés. Sao Paulo,a été le théâtre des débordements les plus violents. Des pneus ont été brûlés non loin du Stade Itaquerao, où aura lieu le match d’ouverture entre le Brésil et la Croatie. Des barricades ont été érigées dans certaines rues et les manifestations ont été délogés par les forces de l’ordre, qui ont dû faire usage des lacrymogènes. Une vingtaine de manifestations ont été arrêtés et treize déjà relâchés.

Il n’y a pas de quoi paniquer à l’idée d’accueillir trois millions de touristes brésiliens et 600.000 étrangers, a tenté de rassurer le ministre des Sports, Aldo Rebelo, devant le Sénat. La président Dilma Rousseff a également tenu à calmer le jeu, assurant que les Brésiliens sauront très bien recevoir leurs visiteurs. Ces nouveaux débordements, qui ne concernent qu’une minorité, ne prêtent toutefois pas à l’optimisme, un peu moins d’un an après un mouvement social qui avait secoué le pays en juin 2013…

Vidéo des débordements à Sao Paulo :