A une semaine de la Coupe du monde, le Brésil rêve de triompher chez lui avec une génération dorée. Il en est encore loin et devra montrer un visage encore plus séduisant face à la Serbie, vendredi soir.

La sélection brésilienne vient de grimper à la troisième position du classement FIFA. Une position logique ? Pétri de qualité, l’effectif ne vise pas moins que la victoire finale au Maracana, le 13 juillet prochain. Les hommes de Luiz Felipe Scolari regorgent pourtant d’interrogations et peuvent à certains égards inquiéter. Entre la méforme d’Oscar et l’incapacité de ses coéquipiers à dynamiser l’entrejeu, le milieu de terrain n’a pas dissipé tous les doutes. Le joueur de Chelsea, présenté comme une des pièces maîtresses de la Seleção, n’évolue pas au niveau attendu. Willian, qui l’a remplacé à la 64ème minute du match contre le Panama (4-0), a marqué et s’est montré beaucoup plus offensif.

L’animation offensive reste un des points sensibles du jeu brésilien. Agressifs à défaut d’être entreprenants, les Auriverde n’ont pas réussi à déployer un jeu fluide pendant toute la durée du match, même si la défense a tenu. Satisfaisant ? Je suis toujours préoccupé, mais pas autant que je l’étais après l’entraînement de dimanche, a expliqué Luiz Felipe Scolari. Nous n’avons pas concédé de contre-attaque à l’adversaire et c’est ce que je recherche.

Les Brésiliens dépendent encore beaucoup de Neymar, capable de débloquer une situation comme il l’a fait sur coup-franc contre le Panama. Buteur, le Barcelonais distribue, percute et a assuré au Brésil un succès légèrement en trompe-l’œil. Tout le monde connaît le talent de Neymar, mais il réussit à chaque fois à surprendre avec des choses nouvelles, s’émerveille Scolari. Suspendu à la prestation de sa star, le Brésil aborde pour l’heure son Mondial avec quelques doutes. Aux joueurs de les dissiper contre la Serbie, vendredi soir, avant le match d’ouverture contre la Croatie, le 12 juin prochain.

Thibaud Le Meneec