La Coupe du monde débute le 12 juin prochain, et entre-temps, Sport.fr vous fait découvrir chacune des 32 équipes de la compétition. Facilement qualifiés pour la Coupe du monde, les Etats-Unis surfent sur leur victoire en Gold Cup l’année dernière. Mais la sélection de Jürgen Klinsmann arrive au Brésil avec une équipe rajeunie et le désir de préparer l’avenir.

Objectif : préparer 2018
Pas épargnés par le tirage au sort, les Etats-Unis veulent avant tout faire bonne figure face à l’Allemagne, au Portugal et au Ghana. Un objectif qui va de pair avec l’ambition de préparer l’avenir et la Coupe du monde 2018, comme nous l’explique Diego Pinzon, journaliste pour FutbolMLS.com et spécialiste de la sélection américaine : Je crois qu’ils vont essayer de laisser une bonne impression. Klinsmann pense très clairement à l’avenir et veut surtout mettre en place une équipe compétitive pour le Mondial en Russie. Ce sera difficile de sortir de la poule mais ils vont quand même essayer d’atteindre les huitièmes de finale. Mais d’une manière générale, le sélectionneur pense à 2018. C’est la raison pour laquelle il n’a pas pris Landon Donovan, ce qui est malgré tout une énorme erreur. Révélation de la Coupe du monde 2002 et meilleur buteur de l’histoire des Etats-Unis, l’attaquant des Los Angeles Galaxy n’a en effet pas été appelé par Jürgen Klinsmann, preuve que le technicien allemand était prêt à sacrifier son meilleur atout pour laisser la place aux jeunes pousses.

La star : Michael Bradley, fils de
Exit Donovan, ce sont Clint Dempsey (Seattle Sounders) et Michael Bradley (Toronto FC) qui prendront les rênes des Yanks lors du Mondial brésilien. Du haut de ses 36 buts en 103 sélections et de son expérience du très haut niveau – cinq saisons à Fulham, une à Tottenham –, le premier d’entre eux devrait hériter du brassard de capitaine et mener le front de l’attaque américaine. Mais c’est bien Michael Bradley, ancien pensionnaire de Mönchengladbach ou de l’AS Roma, qui semble être le plus à même d’endosser le rôle de star de l’équipe. Diego Pinzon décrit son jeu : Bradley est un joueur à la fois physique et technique, ce qui est rare aux Etats-Unis. Les Américains sont plutôt puissants mais Bradley a développé sa technique en Europe, et particulièrement à la Roma. Son rôle au sein de l’équipe nationale a énormément évolué. Avant, il était plutôt milieu défensif. Maintenant, il est capable de se projeter vers l’avant et de marquer des buts. Il est plus ou moins devenu un milieu box-to-box. Fils de Bob Bradley, entraîneur très réputé de l’autre côté de l’Atlantique, le joueur de Toronto est revenu sur le continent américain pour une bonne raison. Il a fait son retour en MLS pour être la star de son club et de sa sélection, ce qui n’était pas le cas à la Roma avec l’arrivée de Nainggolan, poursuit Diego Pinzon pour qui Michael Bradley, 26 ans, représente également l’avenir des Yanks.

Style : un 4-4-2 classique
Classique ou presque, le 4-4-2 des Etats-Unis est en fait facilement muable grâce à la complémentarité et la polyvalence des éléments qui le composent. S’il ne fait aucun doute que Clint Dempsey et Jozy Altidore (Sunderland) occuperont le front de l’attaque américaine, Jürgen Klinsmann a opté pour un système pouvant évoluer à plat comme en diamant en milieu de terrain. En somme, le Nantais Alejandro Bedoya et Graham Zusi (Kansas City) peuvent couvrir les ailes comme prêter main forte à l’axe de l’entrejeu au sein duquel Michael Bradley a toutes les libertés et évolue en tant que relayeur. Plus défensif, le joueur du Real Salt Lake Kyle Beckerman devrait être à la récupération. Notre confrère insiste toutefois sur le rôle des ailiers au sein de cette formation : La profondeur et les centres seront la clé pour cette équipe, grâce à son physique et à sa capacité à remporter les duels aériens.