La Coupe du monde débute le 12 juin prochain, et entre-temps, Sport.fr vous fait découvrir chacune des 32 équipes de la compétition. Toujours présente dans les grandes compétitions, l’Allemagne n’a pourtant plus remporté le moindre titre depuis 18 ans. Une éternité pour la Nationalmannschaft, qui entend bien mettre fin à cette malédiction.

Objectif : une quatrième étoile
Toujours placée, jamais titrée. C’est ainsi que l’on pourrait résumer le parcours de la sélection allemande en Coupe du monde depuis son dernier sacre en 1990. Deux quarts de finale (1994 et 1998), deux demi-finales (2006 et 2010) et une finale (2002), tel est le CV impressionnant de la Nationalmannschaft sur la scène internationale au cours des deux dernières décennies. Des places d’honneur qui ne suffisent pas pour autant au bonheur des Allemands, qui en ont assez de récolter les médailles sans soulever le moindre trophée. Journaliste chez DerWesten, Sebastien Wessling nous explique qu’après tant de tentatives, l’objectif est désormais de remporter le titre mondial. Ce ne sera pas non plus un désastre si l’équipe venait à perdre en finale ou en demie après avoir montré un beau visage, mais tout le monde espère que l’Allemagne sera sacrée et les joueurs se sont préparés pour atteindre cet objectif.

La star : Philipp Lahm
Depuis quelques années, le niveau de la Nationalmannschaft est relativement homogène et la sélection allemande ressemble plus à un collectif soudé qu’à une associations de grands joueurs. Sur place, Sebastien Wessling partage cette analyse mais nous fait quand même part de sa préférence : Il y a beaucoup de joueurs à égalité en ce qui concerne le niveau mais aussi la popularité. Il n’y a personne comme Cristiano Ronaldo au Portugal. Mais si je devais en choisir un, ce serait Philipp Lahm. C’est le capitaine de l’équipe et je le considère comme le meilleur joueur et le plus important de la sélection. Capable d’évoluer latéral droit, latéral gauche ou encore milieu défensif depuis l’arrivée de Pep Guardiola sur le banc du Bayern Munich, le Bavarois est un des maillons forts de l’équipe d’Allemagne. Présent dans chaque compétition internationale depuis l’Euro 2004, Philipp Lahm sera une nouvelle fois un homme clé de l’aventure allemande au Brésil.

Style : rapide devant, lourd derrière
À l’image de son match amical face au Cameroun dimanche dernier (2-2), l’Allemagne semble accélérer comme bon lui semble mais reste extrêmement fiable derrière. Certes, Philipp Lahm et Manuel Neuer étaient absents et Sami Khedira n’a pas encore retrouvé le rythme de la compétition. Mais les errements défensifs de la Nationalmannschaft pourraient lui coûter cher dans une poule où les principaux atouts du Portugal, du Ghana et des Etats-Unis se trouvent dans le secteur offensif. Un secteur qui ne pose en revanche pas de problème aux troupes de Joachim Löw, même si les choix du sélectionneur allemand sont encore loin d’être clairs aux yeux de la presse locale. Armé de son 4-2-3-1, le patron de la Mannschaft semble s’obstiner à titulariser Mesut Özil en meneur de jeu malgré la méforme du Gunner. À la pointe de l’attaque, Löw hésite encore entre son buteur fétiche Miroslav Klose et l’ailier de métier Thomas Müller. À moins qu’il ne penche pour l’option Mario Götze, titularisé en faux numéro 9 face au Cameroun et auteur d’un doublé contre l’Arménie (6-1). Pour le reste, Lukas Podolski ou encore André Schürrle peuvent sortir du banc et ajouter de la vitesse à une attaque qui est loin d’en manquer. Des problèmes de riche, en somme.