La Coupe du monde débute le 12 juin prochain, et entretemps, Sport.fr vous fait découvrir chacune des 32 équipes de la compétition. Pour sa deuxième phase finale de suite, la troisième de son histoire, le Honduras compte enfin gagner un match en s’appuyant sur l’expérience accumulée par ses cadres à l’étranger.

Objectif : enfin une victoire
Six matches (en 1982 et 2010) pour trois nuls et trois défaites : le bilan du Honduras en phase finale de Coupe du monde n’est pas très glorieux avant l’édition 2014. Surtout que les Catrachos n’ont réussi à inscrire aucun but en Afrique du Sud il y a quatre ans. Au Brésil, l’objectif sera du coup clair : gagner un premier match en Coupe du monde, annonce Diego Paz, journaliste sportif pour Diaro Diez. Un succès qui permettrait aux joueurs de Luis Fernando Suarez d’entrer dans l’histoire de leur pays et qui est dans les cordes de cette équipe, veut-il croire. C’est possible, car nous connaissons bien l’Equateur et son sélectionneur, le Colombien Reynaldo Rueda, passé par le Honduras entre 2007 et 2010. Diego Paz voit également le Honduras capable d’arracher des points à la France et la Suisse si tout se passe bien.

La star : Izaguirre, la gauche qui monte
Ils sont 5 à évoluer en Europe dans le groupe de 23 communiqué pour le Mondial, mais aucun Hondurien n’évolue chez un cador. Si Maynor Figueroa a fait son trou dans des clubs de bas de tableau en Premier League et qu’Andy Najar est promis à un brillant avenir du côté d’Anderlecht, Emilio Izaguirre est le joueur dont les Bleus devront le plus se méfier. Evoluant depuis quatre ans au Celtic Glasgow, celui qui a été élu meilleur joueur du championnat écossais dès sa première saison au club est un latéral gauche très offensif, comme il l’a prouvé en marquant contre Israël en match de préparation. Il arrive en grande forme après avoir tout gagné avec son club, prévient Diego Paz. Doté également d’une bonne frappe de balle et doué techniquement, il est régulièrement annoncé dans le viseurs de clubs anglais et espagnols de haut de tableau.

Style : rien de transcendant pour l’instant…
Les premiers matches de préparation du Honduras n’ont pas dû rassurer ses supporters : battue par la Turquie (0-2) et Israël (2-4), la Bicolor a affiché de sérieuses lacunes en défense et un déficit physique important dans l’entrejeu. S’articulant en 4-4-2, elle compte notamment sur l’explosivité sur l’aile gauche de Najar, probablement l’une des révélations à son poste dans ce Mondial à en croire Diego Paz, et l’habileté de Carlo Costly, 31 ans, son principal atout offensif du haut de son mètre 90, l’âme de l’équipe en attaque. Sa charnière centrale Figueroa – Bernardez n’est pas une référence en terme de vivacité, au contraire de ses latéraux Peralta et Izagiurre. Boniek Garcia, l’ailier droit, est l’un des seuls qui n’étaient pas là il y a quatre ans. C’est notre meilleur passeur et l’équipe ne serait pas la même sans lui, ajoute le journaliste hondurien. A voir si cela suffira pour faire trembler ses adversaires dans le groupe E…

F.S