La Coupe du monde débute le 12 juin prochain, et entre-temps, Sport.fr vous fait découvrir chacune des 32 équipes de la compétition. Pour sa cinquième participation de suite à une phase finale, le Japon aura fort à faire pour espérer atteindre à nouveau les 8e de finale, sa meilleure performance à ce niveau.

Objectif : enchaîner avec un 8e
1998 : 1er tour. 2002 : 8e de finale (à domicile). 2006 : 1er tour. 2010 : 8e de finale. Si le Japon reste dans cette logique, l’élimination au 1er tour sera au rendez-vous au Brésil. Mais la troupe d’Alberto Zaccheroni, la première à avoir composté sur le terrain son ticket pour la Coupe du monde après des qualifications rondement menées, ne débarque pas pour faire de la figuration à sa cinquième phase finale. L’objectif, c’est d’être dans les 16 dernières équipes, soit d’atteindre pour la deuxième fois de suite les 8e de finale, nous explique Alan Gibson, éditeur de JSoccer Magazine. S’il espère une qualification pour les quarts de finale, sortir d’un groupe B homogène comportant la Colombie, la Grèce et la Côte d’Ivoire sera assez difficile, même si tout peut arriver.

La star : Honda, moteur nippon
Il était déjà une star au pays au même titre que Shinji Kagawa, son coéquipier en sélection. Mais Keisuke Honda a pris une autre dimension en rejoignant le Milan AC, l’un des clubs les plus titrés et populaires au monde, cet hiver. Si sa première demi-saison en Lombardie n’a pas été éclatante (16 matches, 2 buts), le gaucher à la chevelure peroxydée reste une vraie star dans son pays natal, autant pour ses performances sur le terrain que son statut en-dehors. Paul Williams le soupçonne toutefois de choisir ses matches. Quand il est d’humeur, c’est un joueur de classe mondiale. Parfois, il s’efface contre des équipes moins clinquantes, mais sort des gros matches comme contre l’Italie, la Belgique ou les Pays-Bas ces derniers mois, analyse le spécialiste du football nippon concernant Honda, auteur de 20 buts en 55 sélections, en espérant que ce dernier décidera de briller lors de la plus grande compétition au monde.

Style : une défense pas tous risques
Même si le Japon possède un entraîneur italien en la personne d’Alberto Zaccheroni, il ne faut pas s’attendre à le voir s’appuyer sur le Catenaccio pour autant. Avec des joueurs offensifs de la trempe d’Honda ou Kagawa, soutenus par Shinji Okazaki, autre européen (Mayence), et l’expérimenté Yoshito Okubo en pointe, les Blue Samouraï proposent un jeu fluide, explique Paul Williams. Ce dernier s’inquiète toutefois pour la défense, point faible de cette équipe. Elle fait des erreurs et ses manques de concentration lui ont fait concéder des buts stupides, ajoute-t-il. Et ce malgré la présence dans les couloirs des prometteurs Hiroki et Götoku Sakai (aucun lien de parenté) ou de Maya Yoshida, l’un des nombreux joueurs évoluant en Europe (Southampton), en charnière centrale. Sur ses dix derniers matches, le Japon n’a gardé son but inviolé qu’à deux reprises, craquant notamment devant le Costa Rica ou la Nouvelle-Zélande. De quoi s’inquiéter.

Frédéric Sergeur