Le Lyon croque le Dogue
Mercredi 11 janvier 2012 - 22:50
Rapidement réduit à dix, l’Olympique Lyonnais a réussi l’exploit de revenir sur Lille pour finalement s’imposer en quart de finale de la Coupe de la Ligue (2-1). Le Losc avait ouvert la marque par l’intermédiaire de Joe Cole (28e) après l’expulsion de Dabo (11e). Mais Källström (40e) puis l’inévitable Lisandro Lopez (66e) ont permis d’inverser la tendance.
Ce Lyon-là a du caractère. Après une mise en jambes en Coupe de France contre son voisin de La Duchère, le septuple champion de France se voyait confronter à un adversaire d’un tout autre calibre, le champion de France en titre lillois. Du fait des absences de Cris et Dejan Lovren, Rémi Garde avait dû se résoudre à aligner une défense 100% inédite avec Maxime Gonalons associé au jeune Samuel Umtiti. Yoann Gourcuff, prévu sur le banc de touche, était finalement sur le pré rectangulaire de Gerland. Du côté des Lillois, Rudi Garcia avait décidé d’aligner une équipe quasiment type, Joe Cole, Dimitri Payet et Eden Hazard étant chargé d’occuper le front de l’attaque.
Dabo voit rouge, Cole en profite
Dans un début de rencontre où les Dogues mordillaient gentiment des Lyonnais en manque d’automatisme, Monsieur Duhamel chamboulait la physionomie de la rencontre en expulsant directement
Mouhamadou Dabo pour un tacle sur Laurent Bonnart. A la vue des images, cette faute valait à coup sûr un jaune ; le rouge paraissait extrêmement sévère pour le Lyonnais repositionné côté droit à la suite de la blessure d’Anthony Réveillère. Le Losc profitait de l’aubaine et
Rio Mavuba était à deux doigts de tromper Lloris sans un retour salvateur de
Michel Bastos repositionné latéral droit (24e). Le Brésilien ne pouvait rien faire par contre sur l’ouverture du score des Dogues, quatre minutes plus tard. Bien décalé par Eden Hazard à la limite du hors-jeu,
Joe Cole se présentait à l’entrée de la surface et catapultait une puissante frappe sous la barre d’un Lloris impuissant (28e, 0-1).
Un coup sur la tête de Lyonnais qui n’abdiquaient pas pour autant,
Lisandro Lopez tentant de sonner la charge, mais
Vincent Enyeama était vigilant (31e, 34e). Le portier nigérian était moins intransigeant par contre sur l’égalisation des Rhodaniens. Repoussant un coup franc puissant de Michel Bastos, le portier nordiste était battu par
Kim Källström qui avait suivi (40e, 1-1). La seconde période voyait les deux formations bien moins en verve, Lille sur le reculoir de peur de se faire contrer, Lyon attaquant sans véritablement attaquer, infériorité numérique oblige. Les champions de France en titre avaient globalement la possession de la gonfle, mais Lyon se débattait bien, jouant en bloc et laissant très peu d’espace aux attaquants nordistes, orphelin de
Moussa Sow parti à la Coupe d’Afrique des Nations.
"San Licha" sauve l’OL
Remi Garde tentait un coup de poker en sortant Gourcuff, fautif sur le but Lillois en ayant perdu le ballon, en faisant rentrer le jeune
Jimmy Briand (61e). Un choix tactique payant puisque cette entrée avait pour conséquence de libérer Michel Bastos qui, sur une percée, offrait un ballon idéal à Lisandro Lopez, discret jusque-là. L’Argentin, auteur d’un triplé contre La Duchère en Coupe de France, envoyait un missile sous la barre d’Enyeama (66e, 2-1) et redonnait l’avantage à des Gones revenus des abysses.
Galvanisés par ce but de "Licha", les Lyonnais ne donnaient pas l’impression d’être à dix sur le terrain. A l’inverse, Lille semblait avoir pris un coup derrière la tête en se montrant incapable de réagir. Alors que l’occasion d’égaliser se présentait,
Laurent Bonnart voyait sa reprise repoussée par Lloris, Balmont envoyant la sienne au-dessus de la barre lyonnaise (73e). Lille, agacé, se retrouvait également réduit à dix après l’expulsion de
Mathieu Debuchy pour un second carton jaune (80e). A égalité numérique, l’Olympique Lyonnais maîtrisait son sujet et validait son billet pour les demi-finales de la compétition avec panache, rejoignant ainsi l’Olympique de Marseille, double tenant du titre, l’OGC Nice et le
FC Lorient. Lille, invaincu à l’extérieur depuis avril 2011, va devoir faire le vide rapidement et se tourner vers un autre Olympique, Marseille, dimanche prochain au Stade Vélodrome.
Julien Froment