L'entraîneur parisien Paul Le Guen estime que le Paris SG est "outsider" face au Dynamo Kiev en quart de finale de la Coupe de l'UEFA, tout en reconnaissant qu'il nourrissait, à ce stade de la compétition, l'envie "d'aller au bout".
- Paris SG : Landreau - Cearà, Camara, Traoré, Makonda - Sessegnon, Chantôme, Clément, Rothen - Hoarau, Giuly (ou Luyindula)
Dynamo Kiev : Bogush - Betao, Sablic, Yussuf, El Kaddouri - Alieyev, Vukojevic, Ninkovic, Correa (ou Eremenko) - Milevsky, Bangoura
Arbitre : M. Pieter Vink (NED) -
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"On est tellement outsider par rapport à Kiev que les gens s'en rendent compte. On n'est sûrement pas favoris vu le potentiel de l'effectif du Dynamo. Mais on a été pas mal jusqu'à présent dans cette compétition", a ajouté a assuré
Paul Le Guen. "Quand je vois que Wolfsburg (éliminé par le
Paris SG en 16e de finale) est en tête du Championnat allemand, qu'ils ont battu le Bayern (5-1), je trouve qu'on a apporté de bonnes réponses", a-t-il précisé.
Le
Dynamo Kiev et le
Shakhtar Donetsk, adversaire de l'OM, incarnent l'ascension des clubs ukrainiens sur la scène européenne. Le Kiev 2008-2009 n'a rien à voir au grand Dynamo Kiev des années 1970-80, double lauréat de la coupe d'Europe des clubs vainqueurs de coupe avec ses Ballons d'Or, Oleg Blokhine (1975) et Igor Belanov (1986). Mais avec deux représentants en quarts de finale de la coupe
UEFA, le football ukrainien se situe aujourd'hui à la même échelle que ses homologues français au niveau des clubs. La sélection nationale a atteint les quarts de finale lors du dernier Mondial. Le pays coorganisera l'Euro2012 avec la Pologne.
Cet essor peut s'expliquer par l'apport massif de Sud-Américains. Des Brésiliens principalement. Rien qu'au Shakhtar Donetsk, on en recense cinq (Fernandinho, Willian, Ilsinho, Jadson et Luiz Adriano). Ces joueurs, en outre, s'adaptent étonnamment aux pays de l'Est. Le fait de ne pas se retrouver seul dans un club favorise sans doute l'acclimatation. Qui plus est avec des jeunes joueurs.
Sans oublier le niveau des salaires pratiqués. Les richesses naturelles (gaz et pétrole), et des privatisations à la hussarde ont favorisé l'arrivée de milliardaires à la tête des clubs. Président de SCM Holdings, une société propriétaire de prospères mines de charbon et de fer, Rinat Akhmetov, président du Shakhtar Donetsk, en fait partie avec une fortune estimée à 31 milliards de dollars.
Mais l'Ukraine a un gros point faible. En raison de la trêve hivernale, les dates du championnat sont différentes et dans ces conditions, le degré de forme des équipes ukrainiennes ne correspond pas à celui des grands clubs occidentaux lorsque se jouent les phases finales.
"On s'approche du terme. Cela donne inévitablement des envies particulières et notamment celle d'aller au bout, a également estimé l'entraîneur parisien. On s'est un peu moqué de nous au départ, mais finalement on y est." En définitive, le PSG ne cacherait-il pas son ambition ?