Guingamp et Jonathan Martins Pereira vont disputer la finale de la Coupe de France face à Rennes, samedi, au Stade de France. Un rendez-vous que le latéral droit tente de préparer comme n’importe quel autre match, malgré l’engouement de toute une région.

Jonathan, ce n’est pas trop compliqué de se concentrer sur la finale de samedi alors que le maintien n’est pas encore acquis en Championnat ?
On fait la part des choses, comme on l’a toujours fait. La semaine passée on a pensé qu’au Championnat et à battre Valenciennes. Cette semaine on met de côté le Championnat et on se concentre sur la Coupe, en faisant abstraction du reste. La victoire contre VA (1-0) nous a donné un vrai bol d’air car on était dans le dur. On avait besoin de ces trois points dans l’optique du maintien. Ça nous permet d’avoir la tête à la Coupe et pas dans le sac. On a pu se projeter en toute quiétude.

Comment vous êtes-vous préparé pour cette rencontre ?
On a essayé de faire une semaine classique. Mais on sent que c’est particulier, surtout avec l’engouement autour de ce match. On est beaucoup sollicité, les gens nous en parlent beaucoup. C’est plus les gens autour de nous qui sont impatients de vivre ce moment-là.

On imagine sans mal l’engouement à Guingamp autour de ce match…
Il faut calmer les ardeurs de tout le monde, c’est compliqué. J’ai été à la boutique, faire des courses, boire un café, les gens ne ne parlent que de ça. C’est un événement ici. Les habitants sont encore plus heureux et confiants de jouer contre Rennes, car on les a battus deux fois cette saison en Championnat (rire). Ils sont persuadés que le dicton jamais deux sans trois va se vérifier. Comme les gens le chantent, 3les paysans sont de retour au Stade de France et on est fier de les représenter.

Une vraie fierté


Justement, que pensez-vous de cette équipe de Rennes ?
On les a battus deux fois, mais pas sans difficulté. C’est une très belle équipe, on le sait, avec de gros atout offensifs notamment. Il y a du talent, de la vitesse, de la qualité technique. Ntep, Alessandrini, ce sont des joueurs qui pourraient en équipe de France. Un match de Coupe se gagne souvent avec le cœur, j’espère qu’on affichera le meilleur état d’esprit possible pour le gagner.

Ce sera une première pour vous au Stade de France ?
Oui, je n’y suis même pas allé en tant que spectateur. C’est un moment merveilleux pour ma famille, mes proches, mes amis. On va apprécier ce moment après le match aussi. C’est une vraie fierté. J’ai préparé ce match comme un autre. On sait que c’est spécial, mais il ne faut rien changer. Il faut faire abstraction de tout ça, sinon tu joues ta finale dans ta tête avant le match et tu ne seras pas dedans.

Quel serait le scénario rêvé de cette finale ?
Un but de Martins-Pereira à la 90e pour donner la victoire à Guingamp. Et là je donne mon maillot, mon short et mes chaussettes et je quitte la pelouse direct (rire).

Propos recueillis par Frédéric Sergeur