Les dirigeants de Libourne-Saint-Seurin (National), qui ont appris mercredi la rétrogradation administrative leur club en
CFA (championnat de France amateur), ont dit, vendredi, envisager un recours devant le
CNOSF.
Le président du club girondin, Bernard Laydis, a soumis cette décision à l'analyse des attendus de la décision de la commission d'appel de la Direction nationale du contrôle de gestion (
DNCG) de la Ligue de football professionnel (LFP) que les dirigeants libournais n'ont pas encore reçus.
Lors d'une conférence de presse, M. Laydis a indiqué que le club, qui devait assurer une somme de 273.000 euros au budget 2008-2009, avait recueilli "quelque 380.000 euros de chèques ou de provisions formelles" lors de son audition devant la DNCG.
"On serait certes reparti avec un petit budget, mais les joueurs nous ayant fait confiance, c'était possible", a déclaré M. Laydis, qui se dit "prêt à livrer un dernier combat" devant le Comité National Olympique et Sportif Français.
"La décision prise est pour moi la guillotine sur la tête d'un innocent", a-t-il affirmé à l'issue du conseil d'administration du club, qui, au cas où aucun recours n'était déposé, procéderait à la dissolution de la SAOS (société anonyme à objet sportif).
Pour sa part, Bernard Laydis, viticulteur de Montagne-Saint-Emilion, a indiqué qu'il était "temps que quelqu'un d'autre prenne en charge le club", auquel il a été attaché pendant une dizaine d'années, "un club qui n'a jamais triché avec la DNCG", a-t-il insisté.
Sur le plan sportif, Libourne-Saint-Seurin avait terminé 12e (au classement particulier) la saison dernière grâce notamment à deux victoires consécutives face à l'Entente Sannois-Saint-Gratien et Cannes lors des deux dernières journées de compétition.