Le Togo est suspendu pour les deux prochaines Coupes d'Afrique des nations (CAN), annonce le président de la Confédération africaine (CAF)
Issa Hayatou. "C'est une sanction réglementaire, a-t-il dit. Il y a eu une interférence gouvernementale, ce que nous ne pouvons pas accepter".
Des indépendantistes du Cabinda avaient mitraillé le bus de la délégation du Togo, le 8 janvier, à la veille du coup d'envoi de la CAN. Le chargé de communication de l'équipe togolaise, Stanislas Ocloo, et l'entraîneur des gardiens Abalo Amelete, avaient été tués dans l'attaque. L'équipe du Togo s'était ensuite retirée de la compétition, à la demande de son gouvernement. Une mauvaise décision selon la CAF.
"C'est ahurissant, c'est n'importe quoi, a réagi le sélectionneur du Togo Hubert Velud. Les gens vont être abasourdis ici. On ne se rend pas bien compte, on parle d'immoralité... Au-delà des entraîneurs, des joueurs, c'est un peuple entier qui va être pénalisé". "Quelque part, ça efface le drame, c'est comme s'il n'avait pas eu lieu, a-t-il ajouté. On se sent trahis, humiliés et rabaissés. De tout façon, on nous a toujours rabaissés depuis le début. C'est le dernier coup de hache".
"Je voudrais maintenant savoir si on va cautionner ça au niveau mondial, par l'intermédiaire de la Fifa, comment vont se positionner le président Blatter et les autres pays africains, a poursuivi M. Velud. On avait peut-être déjà raté une occasion de faire preuve de solidarité, c'est dangereux pour le foot".