Basile Boli comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Nanterre à la demande du parquet qui avait ouvert une enquête préliminaire en février 2009 sur les activités associatives de l'ancien sportif.
L'enquête préliminaire visait des faits présumés d'abus de confiance et de recel d'abus de confiance au sein de l'association qu'il a présidée, Entreprendre et réussir en Afrique (ERA), financée en majeure partie par un organisme d'Etat. La justice s'interrogeait notamment sur les salaires, frais de gestion et de déplacement considérés comme trop importants par rapport au financement de l'association. L'ancien défenseur de l'équipe de France avait notamment été placé en garde à vue en novembre 2009.
En septembre 2007, ERA avait signé une convention, sous l'égide du ministère de l'Immigration de l'intégration et de l'identité nationale, d'une durée de trois ans avec l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations (ANAEM), devenue en 2008 l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). L'organisme public avait versé un peu plus de 600.000 euros dans le cadre d'un programme d'aide au retour volontaire d'immigrés originaires d'Afrique subsaharienne pour la mise en oeuvre d'une campagne d'information.
Une convention résiliée en décembre 2008 en raison "des faibles résultats obtenus par ERA à fin 2008", selon le ministre de l'Immigration Eric Besson.




![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |





