Le milieu de terrain de Libourne/Saint-Seurin Mohamed Dennoun a déclaré sur
RMC mardi avoir été victime de "propos racistes" à Bastia vendredi soir lors du match de la 25e journée de
Ligue 2 marqué par la banderole injurieuse visant le Burkinabé Boubacar Kébé.
"Le juge de touche a entendu les propos racistes sur moi et m'a dit de laisser faire", expliquant qu'il s'agissait d'un "contexte particulier", a raconté Dennoun.
"Les joueurs corses m'ont
dit de faire abstraction du public, et dans les tribunes ça a continué. Je n'ai jamais eu de problème dans les stades, mais ça s'est toujours mal passé en Corse", a-t-il ajouté.
Kébé avait été victime d'insultes à caractère raciste lors du match aller à Libourne, auxquelles il avait répondu par un doigt d'honneur qui lui avait valu un carton rouge. Le club de Bastia avait été condamné à un point de pénalité au classement.
Avant le coup d'envoi du match retour à Bastia vendredi pour le compte de la 25e journée de Ligue 2, des supporteurs du club corse ont déployé des banderoles insultant le même joueur. La première affirmait: "Kébé on n'est pas racistes", suivie d'une autre: "La preuve, on t'enc...". Elles ont été prestement repliées quand l'arbitre a refusé de donner le coup d'envoi.
La Ligue de football professionnel (LFP) a porté plainte lundi contre les auteurs de ces banderoles.