À l’occasion d’un entretien accordé à So Foot, José Anigo s’en est violemment pris à Didier Deschamps et à Jean-Pierre Bernès.

« S’ils ont cette passion pour l’OM ? Vous plaisantez ou quoi ? Deschamps dispose d’un grand crédit, mais c’est aussi un symptôme de l’hypocrisie du foot ! Moi, j’ai 56 ans, et je n’attends plus rien du foot, encore moins du foot français. Porter ses couilles dans ce milieu, c’est un privilège, il n’y en a pas beaucoup qui les portent. Même au sein de l’équipe avec qui il a été champion du monde, s’il y avait un vrai sondage, on serait surpris de ce que les gens pensent vraiment de Deschamps… Parce que j’en connais moi, des mecs qui ont joué avec lui, et il y a un pacte de non-agression entre les mecs de 98, je ne suis pas certain que tout le monde aime tout le monde, hein ! J’ai un immense respect pour le fait qu’ils ont gagné la Coupe du Monde, pour ce qu’ils ont fait pour le foot français, mais qu’on me raconte pas que ces gens sont copains comme cochons… Surtout, surtout à l’égard de Deschamps », a-t-il déclaré au magazine.

Et de poursuivre : « Des moments où je me suis dit qu’il n’aimait pas l’OM ? Il y en a eu plein… Peut-être le jour où je fais une sortie où je le traite de Caliméro. Je vrille un peu ce jour-là, il y a la presse et je sors ça, mais ça l’a poursuivi, Caliméro. Mais honnêtement, je n’avais jamais vu un mec comme lui, il ramenait tout à lui. Lors de sa dernière saison, on a fait une série d’une dizaine de matchs sans gagner, et il m’imputait tout ce qui n’allait pas. S’ils s’entraînaient mal, c’était moi, si les joueurs s’entendaient pas, c’était moi… J’étais un vrai magicien, quoi ! Quand ça allait, c’était pour lui et quand ça n’allait pas, c’était pour moi. Bernès étant le grand ordonnateur de la presse française, qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Et ils ont gagné… Les gens en sont venus à me détester, il y a eu des campagnes organisées sur les réseaux sociaux par leurs amis, et quand en plus, les journalistes font campagne pour eux, ça fait mal, voilà. »

Les trois hommes ne sont décidément pas prêts d’enterrer la hache de guerre.