L'entraîneur de l'Inter Milan
Jose Mourinho n'a ménagé ni l'attaquant et grand espoir italien
Mario Balotelli, accusé de ne pas s'entraîner suffisamment, ni le public de San Siro, qui ne soutiendrait pas assez l'équipe, dimanche à l'issue de la victoire contre Naples (2-1).
"Un garçon jeune comme lui ne peut pas se permettre de travailler moins que des gens comme Figo, Cordoba ou Zanetti", a déclaré le technicien après la rencontre à propos de Balotelli, 18 ans, qu'il n'avait pas convoqué pour le match de Championnat contre Naples pour le compte de la 14e journée.
"Je ne peux pas l'accepter de la part de quelqu'un qui n'est encore rien, qui n'est encore qu'un talent et une promesse, a-t-il insisté. Il doit mieux travailler, comprendre que ce sont des choses importantes, pour moi comme pour lui. S'il s'entraînait ne serait-ce qu'à 50% (de ses capacités,
NDLR), il serait déjà parmi les plus forts du monde. Mais malheureusement, il ne s'entraîne qu'à 25%".
International Espoirs, Balotelli avait été la révélation de la fin de la saison passée, prenant un part active, à seulement 17 ans, à la conquête du titre par l'Inter. Cette saison, il a pris part à 6 matches de championnat (0 but) et 3 en Ligue des Champions (1 but).
"Aucun privilège"
-----------------
"Je n'offre aucun privilège à personne, a continué l'entraîneur. Je fais des choix, les plus adaptés à la situation de l'équipe. Mais j'ai une qualité, je suis prêt à oublier: si dès mardi, ceux qui n'ont pas été convoqués me montrent ce que j'attends d'eux, il n'y aura aucun problème. Cela s'est déjà produit avec (l'attaquant brésilien)
Adriano, écarté pendant quelques matches, et qui est bien revenu contre la Juventus (il y a une semaine, NDLR)".
Le Portugais a toutefois formellement écarté l'hypothèse d'un départ de Balotelli lors du prochain mercato en janvier: "Il restera là, quoi qu'il arrive".
Mourinho a par ailleurs regretté l'attitude du public de San Siro qui, exception faite du virage où sont regroupés les ultras, n'aurait pas montré assez d'enthousiasme derrière son équipe.
"On doit toujours avoir le soutien des supporteurs, a-t-il dit. Si on joue mal comme cela est arrivé contre le Panathinaïkos (défaite 1 à 0 mercredi en Ligue des Champions, NDLR), nous méritons les sifflets (...). Et on peut toujours faire plus en jouant mieux pour convaincre les gens de venir au stade".
"Mais les joueurs méritent vraiment autre chose, a-t-il poursuivi. Prenez (le latéral) Maicon: aujourd'hui, il a joué contre l'avis du staff médical ainsi que le mien, mais il été déterminant".