Le vice-président et homme fort de la Fédération tchèque de football (CMFS), Vlastimil Kostal, a annoncé lundi qu'il démissionnait de son poste de patron de la sélection après l'élimination de celle-ci dès le 1er tour de l'Euro-2008, tout en conservant ses principales fonctions au sein de la CMFS.
"J'avais déjà dit qu'en cas d'absence de succès de l'équipe, je quitterais l'équipe nationale et je m'en tiens à cela", a affirmé aux média tchèques M. Kostal, surnommé "le cardinal Richelieu du football tchèque", lors d'un point presse à Seefeld (Autriche), camp de base des Tchèques pendant l'Euro-2008.
Manageur à la réputation controversée, M. Kostal a ensuite expliqué que cette démission ne changeait rien au niveau de son
poste au sein de la CMFS, celui de premier vice-président chargé entre autres de la sélection nationale.
"Cela n'ôte pas ma responsabilité de premier vice-président responsable de l'équipe nationale", a affirmé celui à qui une partie de la presse reproche un passé communiste et des méthodes dictatoriales.
Il a ajouté qu'il allait prochainement proposer un successeur au sélectionneur Karel Brückner, 68 ans, qui a dirigé son dernier match avec l'équipe nationale, dimanche soir à Genève, face à la Turquie (défaite 3-2).
L'adjoint de M. Brückner, Petr Rada, pourrait prendre la relève, au moment où une refonte complète de la sélection se profile, du fait de l'élimination à l'Euro-2008 et du départ de joueurs cadres, dont le buteur
Jan Koller et le milieu défensif
Tomas Galasek.
Favori de la presse pour ce poste,
Ivan Hasek, ex-joueur et ex-entraîneur du
Sparta Prague, a récemment exclu de remplacer M. Brückner, préférant prolonger d'un an son contrat avec le club émirati d'Al Ahly, basé à Dubaï.
"Je n'ai pas du tout envie de prendre part aux machinations bizarres et sans règles, si typiques du football tchèque", avait-il expliqué.
En octobre 2005, M. Hasek, qui préconisait d'assainir le football tchèque, alors éclaboussé par des scandales de corruption, avait échoué à prendre la tête de la CMFS. Karel Mokry avait été finalement élu avec le soutien de M. Kostal, qui était alors devenu le véritable homme fort de la Fédération.